Les combattants Wazalendo, milices alliées à l’armée congolaise, ont dénoncé dans un communiqué les attaques dont ils sont victimes de la part de l’AFC-M23.
Le samedi 15 novembre 2025, le gouvernement congolais et l’AFC-M23 ont signé un accord-cadre de paix à Doha.
« La réalité du terrain, elle, a parlé plus fort que les signatures. Le même jour, des attaques coordonnées ont été menées contre nos positions par les mêmes acteurs censés respecter un cessez-le-feu. Une preuve suffisante que, loin d’ouvrir une nouvelle ère, Doha n’a accouché que d’une illusion fragile » a déclaré les Wazalendo.
Ils affirment que le 15 novembre 2025, les positions de l’ANCDH/AFDP à Kashanje (Masisi), de l’UPLC/EPLC à Mikenge (Mwenga) et du CMC/FDP à Kitunda (Rutshuru) ont été attaquées. La même situation a été observée le 16 novembre à Ikobo (Walikale) et du CMC/FDP à Rubwe Nord (Rutshuru).

« Le 16 novembre l’AFC-M23 a pris contrôle du village de Mayimingi (Shabunda), pendant que les FARDC observaient un cessez-le-feu unilatéral. Le 17 novembre 2025, l’M23/AFC a de nouveau ouvert les hostilités contre nos positions de l’ANCDH/AFDP à Kivuye et Mpati (Masisi) » déplorent les Wazalendo.
Pour les Wazalendo, ces faits montrent que certains signataires ne cherchent qu’à geler les FARDC dans un cessez-le-feu trompeur, tout en poursuivant une stratégie méthodique de conquête.
Depuis le début du processus de paix de Doha, les tensions restent palpables entre l’armée congolaise et l’AFC-M23. Les deux parties s’accusent mutuellement de violation du cessez-le-feu. Ces combats aggravent la crise humanitaire, selon la société civile, avec des déplacements massifs de population.

