Le Dr Denis Mukwege s’est déclaré lundi 17 novembre « profondément horrifié » après le massacre de 17 personnes au centre de santé de Byambwe, près de Butembo, dans le Nord-Kivu.
Parmi les victimes, 11 femmes hospitalisées en maternité ont été retrouvées la gorge tranchée, selon le gynécologue-obstétricien et prix Nobel de la paix.
« Je suis horrifié d’apprendre que des jeunes mères qui allaitaient leurs enfants ont été brutalement assassinées et trouvées leurs gorges tranchées dans leur lit d’hôpital cette fin de semaine au centre de santé de Byambwe, à proximité de Butembo au Nord-Kivu. Sur les 17 personnes massacrées, 11 étaient des femmes en séjour à la maternité », a déclaré Denis Mukwege sur son compte X.

Le médecin a fermement condamné ces violences, qu’il qualifie d’actes d’une « barbarie extrême ».
« En tant que gynécologue obstétricien, je condamne très fermement ces actes abjects. S’attaquer à des femmes qui ont donné la vie est le pire des crimes que l’on peut commettre, et s’apparente à une volonté planifiée non seulement de terroriser la population, mais de détruire en tout ou en partie une communauté », a-t-il ajouté.
Le prix Nobel de la paix alerte sur le « génocide silencieux des Congolais » et appelle à une action urgente des autorités et de la communauté internationale :
« Le monde ne peut tolérer le génocide silencieux des Congolais ! Il y a urgence à agir, à poursuivre les responsables de ces crimes et à protéger les civils dans l’Est de la RDC », a-t-il insisté.

