Le procès public consacré aux fusillades qui avaient semé la désolation à Epo-ville, au cœur de Bunia en juillet dernier, s’est ouvert lundi 17 novembre 2025. Deux militaires de l’armée congolaise et dix civils comparaissent devant la cour militaire de Bunia.
L’audience publique se tient sur le terrain d’Epo-ville. Pour cette première journée, une foule dense est venue assister aux premières auditions.
Parmi les témoins présents, le président du Conseil urbain de la jeunesse, Jacques Pele, n’a pas caché sa satisfaction. Pour lui, cette démarche de transparence répond à une volonté clairement exprimée depuis des mois par les habitants de Bunia et de l’ensemble de l’Ituri.
« Nous, jeunes de Bunia, accueillons avec beaucoup de satisfaction l’ouverture de ce procès public. C’est ce que réclamait la population », confie-t-il. Il insiste sur la nécessité d’éclairer les faits :
« La communauté veut comprendre ce qui s’est réellement produit ce soir-là. Les vérités doivent être établies, sans zone d’ombre. »

Les premiers éléments présentés à l’audience révèlent un dossier complexe.
« La justice doit aller jusqu’au bout et sanctionner les auteurs, quels qu’ils soient. Il est temps de garantir la sécurité et la tranquillité de notre ville », déclare Jacques Pele avec fermeté.
La jeunesse de Bunia, ajoute-t-il, attend de ce procès une justice crédible, impartiale et respectueuse des droits des personnes poursuivies. Selon lui, cette procédure représente plus qu’un exercice judiciaire : elle constitue une étape symbolique pour rétablir la confiance envers les institutions.
Les audiences se poursuivront dans les prochains jours, toujours en public.
Rachidi Kudra, depuis Bunia

