Les Nations Unies ont démenti ce mardi les rumeurs d’une enquête interne visant Bintou Keita, Représentante spéciale du Secrétaire général en RDC et cheffe de la MONUSCO.
Dans une déclaration à la presse, Mme Ndeye Khady Lo, porte-parole de la Mission, a affirmé qu’« aucune enquête interne ni procédure disciplinaire n’est en cours concernant Mme Keita », qualifiant les informations relayées sur les réseaux sociaux de « fausses et infondées ».
Selon les Nations Unies, le départ de Mme Keita, prévu pour la fin novembre 2025, est une décision personnelle, prise trois mois avant le terme officiel de son mandat initialement fixé à février 2026.
« Mme Keita a choisi de mettre un terme à son mandat à la fin de l’année pour des raisons personnelles. Cette décision n’a aucun lien avec les allégations diffusées sur les réseaux sociaux », a précisé la porte-parole.
Face aux accusations de proximité avec le gouvernement congolais, la MONUSCO a rappelé son principe de neutralité.

« Les Nations Unies maintiennent une stricte neutralité dans leurs engagements et n’entretiennent aucun lien politique ou partisan avec les autorités nationales », a insisté Mme Lo.
En attendant la nomination d’un nouveau représentant spécial par le Secrétaire général António Guterres, la direction de la Mission sera assurée par les deux adjoints de Mme Keita : le Représentant spécial adjoint chargé de la Protection et des Opérations et le Coordonnateur résident/humanitaire.
Bintou Keita a dirigé la MONUSCO durant une période marquée par la montée des violences dans l’Est de la RDC, les tensions avec les autorités nationales autour du calendrier de retrait de la Mission, et les pressions diplomatiques au sein du Conseil de sécurité.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a salué dans un communiqué « le leadership et le dévouement de Mme Keita », soulignant qu’elle a « maintenu l’engagement des Nations Unies en faveur de la paix et de la protection des civils dans un contexte particulièrement complexe ».

