New York – Alors que la Conférence sur la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs vient de se tenir à Paris, avec une attention particulière sur l’Est de la RDC, le Secrétaire général de l’ONU estime que la situation humanitaire y demeure l’une des plus graves au monde.
Dans une allocution, António Guterres a rappelé que plus de 21 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire, dont 5,7 millions de déplacés, tandis que plus de 27 millions souffrent d’insécurité alimentaire.
Il a appelé à la cessation des combats et à la mise en œuvre effective des accords de paix conclus entre les parties prenantes au conflit qui secoue l’Est de la RDC.
« Les causes profondes de l’instabilité et de la violence qui minent la région doivent être traitées à la racine », a-t-il déclaré, insistant sur le rôle de l’ONU dans le soutien à toutes les initiatives de paix en cours.
ONU presse pour la fin des souffrances dans l’Est de la RDC
« Tout au long de ce processus, les Nations unies continueront de soutenir les efforts de paix, notamment à travers l’appui de la MONUSCO à la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent », a-t-il ajouté dans un message à Kivu Morning Post.
La situation sécuritaire et humanitaire s’est détériorée depuis l’offensive éclair du M23 en janvier 2025, au cours de laquelle les rebelles ont pris le contrôle de Goma et de Bukavu, contraignant Kinshasa à engager un dialogue, alors qu’elle excluait jusque-là toute négociation avec les insurgés.
Plusieurs initiatives de paix ont été lancées, aboutissant à la signature de plusieurs accords, dont l’accord de Washington entre Kigali et Kinshasa le 27 juin 2025, et la déclaration de principes entre Kinshasa et le M23, signée le 19 juillet 2025 à Doha, au Qatar.
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