La France organise ce jeudi 30 octobre à Paris une conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs, visant à mobiliser la communauté internationale face à l’urgence humanitaire à l’Est de la RDC et dans les pays voisins.
Environ cinquante pays et organisations internationales sont attendus. Les ONG espèrent un engagement fort et demandent un meilleur accès humanitaire.
Dans une interview accordée à Radio Okapi, Rémy Maréchaux, ambassadeur de France en RDC, a indiqué que la conférence visera à sensibiliser la communauté internationale sur la nécessité de mobiliser des fonds pour venir en aide aux populations victimes des conflits dans l’Est du Congo et dans l’ensemble de la région.
« Les efforts de financement humanitaire sont en baisse. On l’a vu en RDC avec la fermeture de USAID et la fin de certains financements. Cela ne concerne pas que les États-Unis, mais il existe une certaine fatigue en matière d’aide humanitaire », a déclaré le diplomate.
Selon Maréchaux, les acteurs humanitaires, y compris les agences des Nations unies, présenteront lors de la conférence la situation sur le terrain.

La conférence abordera également la dimension économique, en visant l’intégration régionale et des projets communs au-delà des opportunités minières, incluant la RDC, le Rwanda et les autres pays de la sous-région.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’action diplomatique française, visant à soutenir les médiations de Washington, de Doha et de l’Union africaine. Elle fait suite notamment à la rencontre de septembre 2022 entre Emmanuel Macron, Paul Kagame et Félix Tshisekedi à New York, ainsi qu’à la résolution 2773 du Conseil de sécurité sur l’avancée du M23 et la responsabilité du Rwanda.
Le président congolais Félix Tshisekedi et la ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba participeront à cette conférence.
Certains observateurs estiment toutefois que la mobilisation internationale face à l’urgence humanitaire ne suffira pas sans un retour à une paix durable à l’Est du pays, où la population reste vulnérable malgré l’aide humanitaire temporaire.

