La France organisera le 30 octobre à Paris une conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs, indique un communiqué du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, publié le 20 octobre.
Organisée en étroite coordination avec le Togo, médiateur de l’Union africaine sur les Grands Lacs, cette conférence aura pour objectif principal de mobiliser la communauté internationale afin de répondre à l’urgence humanitaire dans l’est de la RDC et dans la région.
Elle sera également l’occasion de soutenir la dynamique de négociation et de médiation en cours, portée par les États-Unis, le Qatar et l’Union africaine.
« Elle permettra enfin d’aborder l’approfondissement indispensable de l’intégration économique régionale, vecteur essentiel d’une paix durable, en marge du Forum de Paris sur la Paix », note le communiqué.
Cet événement permettra, selon la diplomatie française, à la communauté internationale de marquer son engagement en faveur de la paix et de la prospérité dans la région des Grands Lacs tout en soutenant concrètement les populations locales.

La position de la France sur la crise à l’est de la RDC est claire et constante depuis 2022. Elle condamne l’offensive du Mouvement du 23 mars (M23), le soutien apporté par le Rwanda à ce groupe armé, ainsi que la présence de troupes rwandaises sur le territoire congolais. Paris apelle au respect de la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo (RDC).
La France est mobilisée dans la recherche d’une solution politique à la crise sécuritaire dans l’est de la RDC.
Le ministre de l’Europe et des affaires étrangères s’est rendu en RDC le 30 janvier et au Rwanda le 31 pour porter les messages du Président de la République, appelant à un cessez-le-feu immédiat et à un retour des parties au conflit à la table des négociations.
Par ailleurs, la France a multiplié ses actions au sein du Conseil de sécurité des Nations unies.
La France s’est engagée à apporter une aide supplémentaire de 3 millions d’euros aux ONG œuvrant à la protection des populations civiles en RDC.
La France a plaidé, aux Nations unies et à l’UE, en faveur de l’adoption de mesures restrictives individuelles ciblant notamment le M23 et les acteurs contribuant à la crise actuelle, y compris rwandais.

