La Belgique, par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, a exprimé son point de vue sur la condamnation à mort de l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, intervenue le 30 septembre 2025 à Kinshasa.
La Haute cour militaire du pays avait tranché l’affaire Kabila en prononçant la peine la plus lourde, la peine de mort, après l’avoir jugé coupable de crimes de guerre et de trahison pour sa complicité présumée avec la rébellion de l’AFC/M23, à l’issue d’un procès de trois mois.
Maxime Prévot, diplomate belge, a exprimé son désaccord avec cette décision et a mis en doute la régularité de la procédure. Il a souligné :
« On peut s’interroger sur la qualité de la procédure. »
« La Belgique, depuis longtemps, a toujours dénoncé la peine de mort et devrait, sur la scène diplomatique internationale, œuvrer pour qu’elle ne soit plus jamais prononcée à l’égard de quiconque. »

Le ministre belge des Affaires étrangères a également insisté sur l’urgence d’un dialogue national inclusif entre Congolais et Congolaises pour discuter des enjeux de gouvernance et des réformes qui concernent directement le pays. Selon lui,
« C’est une façon d’apaiser la scène intérieure et de renforcer la cohésion nationale, dans une période où la RDC fait face à des menaces internes et externes. »
Maxime Prévot a souligné que la paix et la stabilité du pays passent par des discussions ouvertes entre toutes les parties prenantes et a indiqué qu’il continue d’entretenir des contacts pour favoriser ce dialogue national.
Lors de son passage à Kinshasa en août 2025, il avait rencontré le président Félix Tshisekedi, et lui avait confié que le dialogue national inclusif reste le moyen le plus approprié pour mettre un terme à la crise politique et sécuritaire en RDC.

