Le pont Mpeti, situé dans le territoire de Walikale sur l’axe Kalembe-Pinga au Nord-Kivu, a été détruit hier, dimanche 28 septembre 2025. L’armée congolaise a bombardé ce pont capital dans la zone avec des drones CH-4. Selon des sources locales, les FARDC ont mené cette action pour éviter le déploiement des armes lourdes des rebelles qui se concentreraient pour avancer vers la cité stratégique de Pinga.
Dans un communiqué, l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) a dénoncé la violation continue du cessez-le-feu par Kinshasa. Le mouvement a déploré des actes qui, selon lui, bafouent avec mépris et arrogance le processus de paix de Doha et anéantissent les efforts inlassables des leaders régionaux et des partenaires internationaux pour une résolution pacifique du conflit en RDC.
« Ce dimanche 28 septembre 2025, les forces coalisées du régime de Kinshasa, notamment les FARDC, FDLR, Mai-Mai WAZALENDO, les mercenaires et la Force de Défense Nationale du Burundi (FDNB), ont lâchement détruit le pont VITAL de Mpeti, dans le territoire de Walikale. Cet acte irresponsable de sabotage délibéré visant à détruire des infrastructures de survie du peuple congolais a coupé intentionnellement la liaison entre les communautés riveraines, les privant ainsi de l’accès aux biens de première nécessité », a déclaré l’AFC-M23 dans un communiqué.

Depuis plus d’un mois, des combats violents sont enregistrés sur l’axe Mpeti vers Pinga. La société civile a alerté sur les intentions de l’AFC-M23 d’avancer vers la cité de Pinga, point de ravitaillement de l’armée dans la zone et renforts dans la région.
« L’AFC/M23 considère ces agissements comme un crime contre l’humanité visant à affamer et à asphyxier des populations innocentes. Elle prend à témoin la communauté nationale et internationale de la monstruosité de ces attaques, coordonnées depuis leur quartier général opérationnel d’Uvira, véritable centre de commandement de la terreur », a renchéri l’AFC-M23 dans son communiqué.
L’armée n’a pas encore communiqué à ce sujet. Malgré les négociations à Doha, des affrontements se poursuivent entre le gouvernement congolais et les combattants de l’AFC-M23.
La semaine dernière, les rebelles se sont emparés de la cité de Nzibira, ouvrant une voie vers plusieurs agglomérations du Sud-Kivu, de la province du Maniema et aussi du Tanganyika.
Face à cette attaque, l’AFC/M23 a indiqué sa détermination absolue d’éliminer toute menace à sa source et d’établir un périmètre de sécurité afin de mettre hors d’état de nuire toute force négative.

