Le président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC), Vital Kamerhe, a présenté sa démission le 22 septembre 2025.
Il était visé par une pétition qui devait être mise au vote lors d’une plénière au Palais du peuple, à Kinshasa. Vital Kamerhe a présenté sa démission à la conférence des présidents, qui regroupe les chefs des groupes parlementaires. Il a évoqué des « raisons de convenance personnelle », selon une lettre adressée au 1er vice-président de la chambre basse.
« Conformément aux dispositions de l’article 30 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, je viens par la présente déposer ma démission volontaire aux fonctions de Président de l’Assemblée nationale », a écrit Vital Kamerhe.
Visé par une pétition de députés de l’Union Sacrée, coalition qui soutient le Président congolais Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe quitte pour la deuxième fois de sa carrière politique la tête de l’Assemblée nationale. En 2009, sous la présidence de Joseph Kabila, il avait démissionné, affirmant être en désaccord avec l’arrivée en RDC des troupes rwandaises.

Ce lundi, dans un discours d’adieu devant ses collègues, il a assuré n’éprouver « ni colère ni ressentiment envers qui que ce soit ».
« Mon cœur est trop étroit pour s’encombrer de tels fardeaux ; il s’emploie à entretenir l’amour fraternel et à cultiver les vertus du pardon », a-t-il déclaré.
Vital Kamerhe a réitéré sa loyauté « à la Nation congolaise », à sa « famille politique » et au président Félix Tshisekedi.
Vital Kamerhe et quatre autres membres de son bureau étaient visés par des pétitions initiées par des députés de l’UDPS pour réclamer leur départ. Ils sont accusés de « gestion opaque » et d’entrave au contrôle parlementaire.

