L’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) accuse les forces armées congolaises et leurs alliés d’avoir lancé, dans la nuit de dimanche à lundi, des offensives dans plusieurs localités proches de Goma, causant la mort de civils.
Selon le communiqué signé par son département de communication, « ce lundi 25 août 2025, à 2h 30 du matin, les forces coalisées du régime kakistocratique de Kinshasa, notamment les FARDC, FDLR, Mai-Mai Wazalendo et les Nyatura, ont lancé des incursions dans des zones densément peuplées de Kibati, Munigi, Goma et leurs environs, au cours desquelles 4 civils innocents ont été tués et 3 autres grièvement blessés ».
Le mouvement politico-militaire lance un appel pressant aux organisations de défense des droits humains, ainsi qu’à la communauté nationale et internationale, afin de « documenter et condamner avec la plus extrême fermeté les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité perpétrés systématiquement par le régime kakistocratique de Kinshasa contre nos compatriotes ».

L’AFC/M23 accuse également Kinshasa de « piétiner l’esprit et la lettre du Processus de Paix de Doha », notamment par le refus de libérer les prisonniers, la poursuite des arrestations arbitraires et la condamnation à mort de personnes soupçonnées d’appartenir au mouvement.
Le communiqué cite en particulier l’affaire visant l’ancien président Joseph Kabila, présentée par la rébellion comme « une parodie de justice ».
Tout en réaffirmant son engagement à protéger les civils, l’AFC/M23 dit vouloir mettre en place « un périmètre de sécurité afin de mettre hors d’état de nuire les forces terroristes du régime de Kinshasa ».
Aucune réaction officielle de Kinshasa n’était disponible dans l’immédiat. Depuis la signature d’un accord de principe le 19 juillet entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, l’armée congolaise et l’armée rebelle multiplient les communiqués accusant mutuellement des attaques armées. Pourtant, cet accord de principe stipule un cessez-le-feu permanent parmi les mesures de confiance, devant permettre la poursuite des dialogues entre les deux parties pour aboutir à un accord de paix global en vue d’une résolution pacifique de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC.

