La société civile de l’Ituri dresse un bilan sombre de la situation humanitaire, marquée par des tueries de civils, des viols, la profanation de biens liturgiques, des pillages et des déplacements massifs de la population.
Lors d’un point de presse, ce 25 août à Bunia, l’ingénieur Dieudonné Lossa, coordonnateur de la société civile, déplore la passivité des autorités militaires face à la souffrance des populations, à la merci des groupes armés.
« Pillages, incendies de maisons et profanation de la paroisse catholique de Lopa par CODECO, aperçus aux côtés des FARDC. Certains projectiles ont causé des victimes dans des sites de déplacés. Ce n’est pas normal de calciner les populations comme dans un holocauste, de violer les femmes. Le site de déplacés et l’église de Dieu ont été vandalisés. Ce qui se passe en Ituri n’est pas normal, l’État doit arrêter ces actes d’humiliation », a déclaré Dieudonné Lossa.

La société civile dresse un bilan provisoire :
- 163 civils massacrés et 33 blessés
- 31 femmes violées, y compris des vieilles femmes
- 423 bêtes (103 vaches et 320 chèvres et moutons) pillées
- 69 boutiques pillées
- 7 véhicules incendiés
- Paroisse de Lopa et insignes liturgiques profanés
Elle recommande au gouvernement de diligenter des enquêtes indépendantes sur les crimes commis et de faciliter la circulation libre des personnes et de leurs biens.
