En République démocratique du Congo, la justice militaire a requis, ce vendredi 22 août, la peine de mort contre l’ancien président Joseph Kabila Kabange, poursuivi pour crimes de guerre, trahison et apologie de la rébellion de l’AFC-M23.
Selon le réquisitoire du ministère public, aucune circonstance atténuante n’a été retenue en faveur de l’ancien chef de l’État, dont le procès s’est ouvert en juillet après la levée de ses immunités parlementaires au Sénat. Un mandat d’arrêt immédiat a également été émis à son encontre.
Joseph Kabila est accusé d’avoir entretenu des liens étroits avec l’AFC-M23, mouvement rebelle qui contrôle plusieurs territoires dans le Nord et le Sud-Kivu. Le parquet militaire lui reproche notamment d’avoir facilité des massacres, pillages, viols et tortures commis contre des populations civiles dans l’Est du pays.

Lors des débats, la partie civile a soutenu que Kabila devait être jugé « non pas comme Congolais pour trahison, mais comme étranger au service d’une puissance ennemie », en référence aux polémiques sur sa nationalité. Les plaignants réclament des réparations financières de plusieurs dizaines de milliards de dollars, ainsi que la saisie de ses avoirs.
Les proches de Joseph Kabila dénoncent un procès politique, visant à « effacer l’héritage de l’ancien chef de l’État » et à détourner l’attention des défis sécuritaires dans l’Est de la RDC.
Le verdict est attendu dans les prochains jours, alors que ce procès historique continue de diviser l’opinion nationale et internationale.

