Après l’attaque sanglante survenue dans la nuit du 26 au 27 juillet 2025 à Komanda, en Ituri, où 43 civils ont été tués lors d’une célébration religieuse, les condamnations affluent. Autorités religieuses, pays partenaires et instances internationales dénoncent ce crime odieux, réclament justice et appellent à un sursaut collectif face à la persistance des violences dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Le gouvernement belge a été parmi les premiers à réagir. Déjà très critique face au soutien supposé du Rwanda aux groupes rebelles actifs dans l’Est congolais, la Belgique a exprimé une condamnation claire de la recrudescence des violences.
« Cette violence doit cesser », a déclaré le ministère belge des Affaires étrangères dans un communiqué. Dans une autre prise de parole officielle, la Belgique rappelle : « Cela constitue une violation du droit international et du droit international humanitaire […] La souveraineté et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo doivent être respectées par toutes les parties. »
De son côté, la France a exprimé sa solidarité envers le peuple congolais, en condamnant cette attaque et les violences récurrentes dans l’Est du pays. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé : « La France a exprimé sa solidarité avec la République démocratique du Congo et a condamné l’implication du Rwanda dans la région. […] Barrot a appelé à la fin des combats et à la reprise du dialogue. »
La France appelle également à une réponse régionale et diplomatique renforcée pour ramener la paix dans les zones affectées par la présence de groupes armés.

Sur le plan national, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a publié une déclaration solennelle le 28 juillet, dénonçant un massacre « odieux » et s’indignant de la persistance des violences malgré la présence des forces armées et de la MONUSCO. La CENCO appelle les autorités à « garantir la sécurité des populations civiles partout en RDC, particulièrement dans les zones les plus meurtries comme l’Ituri et le Nord-Kivu. »
La Mission des Nations unies en RDC (MONUSCO), par la voix du porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, a réagi avec gravité. Stéphane Dujarric a déclaré : « Le Secrétaire général est profondément préoccupé par l’escalade de la violence dans l’est de la République démocratique du Congo […] Le Secrétaire général présente ses plus sincères condoléances aux familles et rend hommage au courage des Casques bleus des Nations unies dans l’exécution de leur mandat. »
L’ONU appelle à une enquête indépendante et à la poursuite judiciaire des auteurs de cette attaque, considérée comme une violation grave du droit international humanitaire.
Cette attaque de Komanda, comme tant d’autres avant elle à Beni, Boga ou Kishishe, ravive la douleur d’un peuple trop souvent abandonné. Mais les réactions fermes venues de plusieurs capitales et institutions montrent qu’une prise de conscience régionale et internationale est en marche.
À travers leurs mots, la Belgique, la France, la CENCO et l’ONU lancent un message commun : l’impunité ne peut plus durer, et la RDC mérite la paix, la justice et le respect de sa souveraineté.

