Des combats violents ont éclaté, le 28 juillet, entre les combattants de l’AFC/M23 et les forces Wazalendo dans les villages de Ngululu et Ndete, situés dans le groupement Nyamaboko 1er, au cœur du territoire de Masisi, dans l’est de la République Démocratique du Congo. Après plusieurs heures de tirs nourris, l’AFC/M23 a pris le contrôle de ces localités stratégiques.
Selon des sources locales, l’AFC/M23 a lancé une offensive contre les positions des Wazalendo dans trois villages. Cette attaque fait suite à un recul des forces Wazalendo à Ngululu et Ntente, après l’occupation de Mulema par l’AFC/M23, un mouvement qui s’est intensifié durant la semaine précédente.
« Il y a eu des affrontements à Ngululu, Kazinga et Ntete hier. La situation reste précaire dans ces zones et leurs environs. La population a fui les combats », a déclaré Téléphore Mitondeke, rapporteur de la société civile du territoire de Masisi.
De nombreux habitants ont cherché refuge dans des zones considérées comme plus sûres, notamment dans le groupement Walowa Yungu, en territoire de Walikale.

La société civile exprime de vives inquiétudes concernant l’intensification des combats entre les Wazalendo et l’AFC/M23 dans le territoire de Masisi, qui se poursuivent depuis plus d’une semaine.
» Toute la semaine dernière a été marquée par des affrontements sur plusieurs axes, notamment Buabo, Shoa-Burora et Nyabiondo », a déclaré Téléphore Mitondeke.
Malgré la signature d’une déclaration de principes à Doha, au Qatar, entre l’AFC/M23 et le gouvernement congolais le 19 juillet, visant à établir un cessez-le-feu permanent, la situation sur le terrain reste alarmante. Dix jours après cet accord, aucune avancée significative n’a été observée dans la mise en œuvre des termes convenus, ni dans le dialogue en vue d’un accord de paix durable. Les combats continuent de faire rage dans le territoire de Masisi sur plusieurs fronts.
Les populations déplacées internes souffrent d’un accès limité à l’aide humanitaire, alors qu’elles font face à des besoins urgents en nourriture et en médicaments. La société civile de Masisi appelle à une action immédiate pour répondre à cette crise humanitaire qui s’aggrave.

