La Coordination Politique des Volontaires/Wazalendo pour la Défense de la Patrie au Sud-Kivu a, dans un communiqué officiel rendu public ce mardi, fermement rejeté les accusations formulées par le groupe armé Twirwaneho dans leur déclaration du 8 juillet 2025. Les Wazalendo dénoncent une manœuvre de désinformation visant à masquer les véritables intentions de ce groupe accusé de collaborer avec des mouvements terroristes.
Dans ce communiqué, les Wazalendo qualifient le texte des Twirwaneho de “tissu de mensonges”, destiné à “inverser les rôles entre bourreaux et victimes”. Selon eux, cette déclaration n’est qu’une opération de communication malveillante pour détourner l’attention du public et de la communauté internationale des exactions commises par les Twirwaneho dans les territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga.
« Les terroristes Twirwaneho n’ont jamais représenté une population, ils s’en servent comme bouclier pour échapper à la justice », déclare Aimable Nabulizi, porte-parole politique de la coordination.
Les Wazalendo saluent en revanche le déploiement des Forces armées de la RDC (FARDC) dans la région, qu’ils jugent “légal, légitime et nécessaire”. Ils réfutent toute accusation de ciblage ethnique dans les opérations militaires en cours. « Ceux qui crient au nettoyage ethnique sont justement ceux qui veulent balkaniser le pays, semer la haine et créer un climat propice à l’implantation d’un État dans l’État », précise encore le communiqué.

Face aux accusations de collusion avec les FDLR, les Wazalendo montent au créneau et défendent leur engagement patriotique. « Les FARDC et les Wazalendo ne sont pas des criminels et n’ont jamais collaboré avec les FDLR ou d’autres groupes armés étrangers », peut-on lire dans le document.
Selon le récent rapport de l’ONU, l’armée congolaise et les Wazalendo collaborent étroitement avec les Forces démocratiques et Alliés (FDLR).
Selon eux, ce sont plutôt les Twirwaneho qui coopèrent avec des groupes tels que le Red Tabara, le RDF, le M23 ou encore le FNL-Zabampema.
Les Wazalendo accusent également les Twirwaneho d’utiliser les populations civiles comme boucliers humains et de commettre des violences graves dans les zones sous leur influence. Ils évoquent notamment des cas de viols, d’incendies, de destruction de biens et d’occupation illégale de terres. « Ce sont précisément les terroristes Twirwaneho qui mettent en péril la vie des civils en s’installant dans les villages et en utilisant femmes et enfants comme boucliers humains », dénoncent-ils.
Dans un communiqué du mardi 8 juin, le MRDP-Twirwaneho a accusé la coalition FARDC – FDLR Wazalendo troupes burundaises de préparer actuellement des opérations coordonnées d’encerclement et d’attaques contre les villages Banyamulenge dans les Hauts-Plateaux de Minembwe, Sud-Kivu, dans l’est de la RDC.

