Le vice-ministre du budget a qualifié la récente apparition publique de l’ancien président Joseph Kabila aux côtés des leaders du mouvement rebelle à Goma de « cérémonie de présentation officielle ». Cette déclaration survient dans un contexte de tensions croissantes entre le gouvernement congolais et l’opposition, exacerbées par les allégations de trahison à l’encontre de Kabila.
Élysé Bokumuana, dénonçant ce qu’il considère comme une trahison des idéaux fondateurs de la nation, propose une série de mesures radicales. Parmi celles-ci, il exige l’ouverture d’un procès contre Joseph Kabila, suite à la levée de ses immunités. « Ce procès devra satisfaire la curiosité des Congolais sur la véritable identité de celui qui les a dirigés pendant plus de 18 ans », a-t-il déclaré.
Le vice-ministre a également évoqué la nécessité d’un test ADN entre Joseph Kabila et les enfants de Mzee Laurent-Désiré Kabila, proposant d’inclure la dépouille de l’ancien président pour éclaircir les doutes sur l’identité de Kabila. Cette demande audacieuse vise à « faire éclater la vérité au grand jour », selon ses propres mots.

En outre, M. Bokumuana a appelé à la déchéance de la nationalité congolaise de Kabila, l’accusant d’avoir « usurpé son identité » et de porter la nationalité d’un autre pays sans légitimité. Ces déclarations, à la fois « choquantes et provocatrices », illustrent la profondeur de la crise politique actuelle en RDC.
Dans le même temps, Joseph Kabila, qui séjourne à Goma contrôlé par l’AFC-M23, mène des consultations avec les forces vives pour promouvoir la paix. Accusé par Kinshasa de haute trahison, de participation à un mouvement insurrectionnel et de crimes de guerre, Kabila n’a pas encore réagi à ces accusations, qui sont catégoriquement niées par ses proches.
À Goma, l’ancien président a réaffirmé sa volonté de continuer à œuvrer pour la paix, la stabilité et la dignité du peuple congolais. La situation politique en RDC reste tendue, avec des implications potentielles pour la sécurité et l’avenir du pays.

