Le retour annoncé de Joseph Kabila en RDC par l’est suscite des réactions dans la sphère politique congolaise. Olivier Kamitatu, directeur de cabinet et porte-parole de Moïse Katumbi, s’est exprimé sur son compte X. Il considère cela comme un signal politique fort, dénonçant des violations des droits fondamentaux orchestrées, selon lui, par le régime en place.
“Le retour de l’ancien président à Goma, ville emblématique de notre souveraineté nationale, porte un message clair. La résolution de la crise congolaise ne saurait reposer uniquement sur des interventions extérieures. La clé de notre stabilité et de notre avenir réside au cœur de notre pays”, a écrit Kamitatu, appelant à une solution congolaise fondée sur le dialogue et la souveraineté.
Kamitatu souligne que l’ancien président est déterminé à faire valoir ses droits, dans un contexte où sa sécurité semble garantie, loin des tumultes de Kinshasa.

Il critique le régime Tshisekedi, l’accusant de persécuter ses opposants sans preuves solides. “Felix Tshisekedi a multiplié les accusations à son encontre, sans jamais produire de preuves”, affirme-t-il, dénonçant aussi le refus des autorités de renouveler les passeports de figures politiques en exil comme Moïse Katumbi. Cet acte est qualifié de “violation flagrante de leurs droits et de leur liberté de circulation.”
Enfin, Kamitatu décrit une situation politique et sociale alarmante à Kinshasa, où “arrestations arbitraires et harcèlement des opposants se multiplient”.
Pour lui, le choix de Kabila de passer par une zone sous contrôle rebelle “n’est pas qu’un symbole : c’est un appel à repenser l’avenir collectif, loin des diktats d’un pouvoir central en perte totale de légitimité.”












