L’Alliance du Fleuve Congo (AFC) a officialisé de nouvelles nominations administratives dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, consolidant son contrôle sur les territoires sous sa domination. Dans deux décisions rendues publiques ce 6 avril 2025, l’AFC souhaite combler le « vide administratif » en instaurant une gouvernance locale composée d’administrateurs de territoire, de bourgmestres, de chefs de cité et de leurs adjoints.
Au Nord-Kivu, Kulu Musubao Jean-Louis a été nommé administrateur du territoire de Lubero, avec Radjabu Kwizera Elie comme adjoint. À Kirumba, Munyandekwe Innocent devient bourgmestre, assisté de Kavugho Jeanine. À Kayna, Kahinda Jean-Baptiste est nommé bourgmestre, avec Mumbere Siméon comme adjoint, tandis qu’à Kanyabayonga, Matimano Jean prend les rênes de la commune.
Pour le Sud-Kivu, Buseyi Jean-Bosco est nommé administrateur du territoire de Kalehe, avec Ndaye Faustine comme adjoint. À Kabare, Elie Rubabura Espoir est nommé, assisté de Cikuru Barakaziga. Pour le territoire d’Idjwi, Ntambuka Pascal et Muhanuka Mwezi Amzat sont nommés, et à Walungu, Shengamungu Buhendwa Anastasie et Kasongo Mukenge.

Dans la ville de Bukavu, trois nouveaux bourgmestres ont été nommés pour les communes d’Ibanda, Kadutu et Bagira. À Minova, un nouveau chef de cité, Balyahamwabo Paulin, prend fonction avec un adjoint.
L’organisation justifie sa démarche par le souci de rapprocher l’administration des administrés et de garantir la bonne gouvernance dans les zones sous son contrôle, répondant ainsi à une urgence territoriale due à l’absence de l’État.
Ces décisions interviennent deux mois après que Bahati Musanga Joseph a été proclamé gouverneur du Nord-Kivu par l’AFC-M23, peu après la prise de Goma, le 6 février 2025. À l’époque, Kinshasa avait réagi en dénonçant des actes de « haute trahison » et qualifiant le M23 de « mouvement terroriste étranger soutenu par le Rwanda ».











