Joseph Kabila, l’ancien président de la République Démocratique du Congo, a rompu son silence après plusieurs années d’absence. Dans une tribune publiée le 23 février 2025 dans Le Sunday Times, il accuse son successeur, Félix Tshisekedi, d’être responsable des troubles persistants dans le pays.
Kabila affirme que la déstabilisation actuelle de la RDC ne peut être attribuée à des facteurs externes, tels que les actions du M23 ou les tensions avec le Rwanda. Selon lui, ces éléments ne sont que des symptômes d’une crise plus profonde, exacerbée par une mauvaise gestion. Il déclare : « Les troubles ne sont pas seulement le fruit du M23 ou des ingérences étrangères, mais résultent d’une mauvaise gestion interne. »
L’ex-président souligne que la RDC traverse une crise de gouvernance qui s’est intensifiée sous Tshisekedi. Il critique la gestion des affaires internes et de la sécurité nationale, en particulier dans l’Est, où les combats entre l’armée congolaise et les groupes armés continuent de ravager des villages. Kabila insiste : « La dégradation de la situation est la conséquence directe de cette gestion erronée. »
Kabila évoque également le manque de vision stratégique de Tshisekedi face aux défis géopolitiques, dont la relation tendue entre Kinshasa et Kigali. Il reproche à son successeur de ne pas avoir anticipé les implications de cette rivalité, permettant ainsi à la situation de se détériorer.

De plus, l’ancien président insinué que la politique de Tshisekedi a divisé le pays, exacerbant les fractures internes et contribuant à l’institutionnalisation de l’instabilité.
Kabila rappelle que la stabilité de la RDC avait été en partie maintenue sous son mandat, malgré les nombreux défis. Il se présente comme celui qui a su garder un semblant d’ordre, contrastant avec l’administration de Tshisekedi, qui, selon lui, n’a pas su capitaliser sur les acquis de son propre gouvernement pour construire une paix durable.
Enfin, Kabila souligne l’inefficacité du leadership actuel en matière de réformes économiques et sociales, affirmant que ces domaines ont été négligés au profit de manœuvres politiques. Il conclut que, sous Tshisekedi, les promesses de progrès n’ont pas été tenues, et que la population souffre davantage de pauvreté et d’instabilité.






