La coordination de la nouvelle société civile du groupement Ufamandu Premier alerte sur les rumeurs circulant au sein de la population du village de Remeka, faisant état d’une probable préparation d’offensives par les terroristes du M23 pour conquérir ce village, où se déroulent actuellement les examens d’État.
D’après Mikairi Excellent, responsable de cette structure citoyenne, ces informations circulent depuis quelques jours et nécessitent l’attention des autorités sécuritaires dans cette zone administrative, qui reste toujours sous le contrôle des jeunes résistants.
Selon lui, ces assaillants attendent la fin des épreuves de l’examen d’État pour lancer des attaques contre ces jeunes Wazalendo, afin de contrôler Remeka ainsi que Ngungu et Kasake, des villages déjà sous le contrôle des rebelles dans le groupement Ufamandu Premier.
Cette situation suscite la crainte au sein de la population locale, qui ne sait plus sur quel pied danser.
Dans le centre du Groupement UFAMANDU [Photo d’illustration]
« Dans notre groupement Ufamandu Premier, l’insécurité domine vraiment. Il y a des rumeurs qui circulent ici à Remeka, où les élèves passent l’examen d’État. Nous avons l’information que l’ennemi attend juste la fin des examens pour attaquer cette zone qu’ils n’ont pas encore récupérée », alerte Mikairi Excellent.
Dans le groupement Ufamandu Premier, seules les agglomérations de Ngungu et Kasake sont entre les mains de l’ennemi, tandis que plus de quatre autres villages sont sécurisés par les groupes locaux d’autodéfense, qui opèrent aux côtés des FARDC.
Mikairi Excellent appelle le gouvernement à la vigilance afin de barrer la route à ce plan de l’ennemi.
« Nous demandons aux autorités de prendre en considération cette affaire, mais aussi d’établir des mécanismes pour récupérer ces zones contrôlées par le M23 dans notre groupement. Il faut vraiment bloquer ce plan de l’ennemi », a-t-il insisté.
Rappelons que cela fait plus de deux mois qu’une partie du groupement Ufamandu Premier est sous contrôle du M23.
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