La cité de Minova, dans le territoire de Kalehe, province du Sud-Kivu, continue d’accueillir des déplacés. Sur les 403 584 personnes déplacées arrivées à Minova, représentant 67 264 ménages, 35 890 ménages sont en besoins urgents d’assistance, n’ayant jamais reçu d’aide depuis leur arrivée.
La situation humanitaire des déplacés de guerre demeure très préoccupante à Minova. Cela a été révélé à l’issue d’une réunion de crise humanitaire tenue le 29 mai 2024 au bureau central de la zone de santé, “bureau du médecin chef de zone de santé”.
“À Minova, nous avons au moins 403 584 personnes déplacées, soit 67 264 ménages, dont 35 890 ménages en besoins urgents n’ayant jamais reçu d’assistance depuis leur arrivée,” souligne Sadiki Juges, président de la société civile de Buzi.
Ce samedi 1er juin, la société civile de Buzi demande aux organisations non gouvernementales et au gouvernement congolais de venir en aide à cette population déplacée, victime des affrontements entre les FARDC et les rebelles du M23.
“Nous demandons aux organisations humanitaires, ONG et au gouvernement de venir en aide à d’autres déplacés qui n’ont jamais reçu d’assistance depuis leur arrivée,” a demandé Sadiki Juges, président de la société civile de Buzi à Minova et chef d’antenne de l’AUDF Kalehe-Masisi.

Par ailleurs, la société civile, bureau de coordination des forces vives du groupement de Buzi, félicite les organisations et ONG pour leur soutien à un nombre important de déplacés, comme le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour avoir assisté 8 000 ménages en vivres et non-vivres, Save the Children, PAM, ainsi que les organisations telles que Apedc-RDC, FSAD, TPO, War Child, ODH, Fondation Panzi, MDA, MSF-E, FAO, UNICEF, CRRDC, RACOJ-RDC, VNGI, ACAD, OCHA pour leurs appuis multisectoriels. Le nombre de sites validés par l’autorité et les parties prenantes s’élève à 100.
Cependant, 23 sites n’ont jamais été assistés, de plus 13 sites se trouvant dans le village de Kalungu ainsi que trois écoles récemment accueillies des déplacés : EP Bwisha, EP Biglimani Bulenga, Institut Bwisha.
La société civile de Buzi souligne que ce samedi 1er juin 2024, la population de l’avenue Ruchunda à Minova s’est réveillée avec peur au ventre car la situation sécuritaire reste préoccupante. La population continue de ramasser des cartouches et d’autres munitions. Cette structure citoyenne appelle la population à plus de vigilance.






