Nabimana Bish Jean-Baptiste, président du site de déplacés Kayembe, dans le territoire de Nyiragongo, province du Nord-Kivu, alerte les autorités ce vendredi 10 mai 2024 sur la situation sanitaire devenue catastrophique dans ce site.
La situation sanitaire des déplacés de guerre occupant le site Kayembe est tellement chaotique, avec des cas de décès et de maladies causés par les déchets environnants et l’état actuel de leurs toilettes.
“La situation sanitaire dans le camp est tellement catastrophique. Nous vivons dans un environnement sale, entourés de déchets qui dégagent des odeurs nauséabondes surtout après la pluie. Nous n’avons pas de toilettes ; nous avons essayé d’en construire, mais nous manquons de matériaux. Les toilettes existantes sont presque pleines, et pour les nettoyer, les volontaires utilisent leurs mains sans produits hygiéniques, exposant ainsi les déplacés au choléra, surtout les enfants. Nous avons déjà enregistré un cas de décès d’un enfant, et d’autres malades continuent de recevoir des soins”, déplore Nabimana Bish Jean-Baptiste, président du site de déplacés Kayembe dans le territoire de Nyiragongo.

Il demande aux autorités de la province du Nord-Kivu de leur venir en aide car ils sont presque au bout de cette situation.
“Si nous pouvons manquer de nourriture, nous ne pouvons pas nous permettre de manquer de soins médicaux et de matériel de nettoyage, car la propreté est essentielle pour la santé. En attendant que la paix soit rétablie chez nous afin de pouvoir rentrer chez nous, nous demandons aux autorités de nous aider avec des soins médicaux et du matériel pour maintenir notre site propre”, demande-t-il.
Une femme déplacée du camp de Don Bosco avait perdu la vie un certain mardi 9 janvier 2024 pendant l’accouchement, faute de soins appropriés. Cette mère de famille, qui avait déjà 6 enfants, n’a pas eu la chance de voir son 7ème enfant, une petite fille. Une autre femme enceinte du camp des déplacés de Rukoko en groupement Munigi, territoire de Nyiragongo, avait perdu la vie mardi 12 mars 2024 pendant l’accouchement, faute de soins adéquats aussi.












