La Cour constitutionnelle a rendu mardi 5 mars 2024, un arrêt autorisant les élus du territoire de Masisi et de Rutshuru de 2018 à siéger durant cette nouvelle législature jusqu’à l’organisation des élections dans ces territoires.
Cette décision a été accueillie sans résistance par la population des deux territoires, acceptant ainsi que ces députés continuent de siéger et de combler ce vide jusqu’au 5 octobre 2024, date fixée par la CENI pour l’organisation des élections dans ces régions.
Aimé Mukanda Mbusa, notable de Rutshuru, exprime son opinion : « Étant donné que la CENI a fixé la date du 5 octobre 2024 pour l’organisation des élections à Rutshuru et Masisi, il est raisonnable que ce vide soit comblé par les anciens députés. Cependant, nous tenons à rappeler que ces députés ont exercé des pressions à Kinshasa pour obtenir leur reconduction. Ces opportunistes assoiffés de pouvoir ont obtenu cet arrêt de la Cour constitutionnelle, on ne sait comment. Nous prendrons des mesures à partir du 5/10/2024 conformément au calendrier de la CENI. Malgré le refus de la population de Rutshuru, exprimé à travers de nombreux mémorandums et manifestations, les faux députés de Rutshuru et Masisi ont été validés avant même que les 470 députés légalement élus ne soient validés par la Cour constitutionnelle. De plus, certains de ces députés sont soupçonnés de collusion avec les RDF-M23, et depuis le début de ce conflit, ils sont restés invisibles et silencieux.
Les nouveaux députés, élus ont pris fonction, lundi à l’Assemblée nationale de la RDC
Il ajoute : « En 2023, la CENI avait enrôlé plus de 100 000 personnes à Rutshuru et 18 000 à Masisi. Si l’enrôlement n’est pas renouvelé, les personnes enregistrées en 2023 à Rutshuru et Masisi devront voter au nom d’autres, représentant ainsi valablement les autres. »
Régissant à cette décision de la cour constitutionnelle, le député national du territoire de Rusthuru François Nzekuye a écrit via twitter qu’il renonce à son siège vu qu’il ne peut pas siéger avec les élus illégitimes du processus chaotique de 2023.
Au lendemain de la prise d’Uvira par l’AFC-M23, les tensions continuent de monter dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu. Dans un message publié jeudi sur la plateforme X, le porte-parole du mouvement, Lawrence Kanyuka, accuse des éléments de l’armée burundaise d’avoir relancé des attaques contre des civils dans la région de Minembwe, ciblant notamment des communautés
À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme, la Coordination provinciale de l’Inspection nationale des droits de l’homme (INDH) en Ituri a organisé une cérémonie à Bunia, en présence des autorités sécuritaires, d’activistes et d’acteurs civiques. Isaac Kitwa, inspecteur des droits humains en Ituri, a rappelé que la Constitution consacre la RDC comme
Les autorités burundaises ont fermé la frontière reliant Uvira à Bujumbura, notamment le poste de Kavimvira-Gatumba, après la prise de la ville par les combattants de l’AFC-M23. Depuis mercredi 10 décembre 2025, l’accès depuis le Burundi vers la RDC est fortement restreint. Quelques habitants congolais tentent toutefois de quitter Uvira pour se réfugier au Burundi.
La ville d’Uvira est restée calme après sa conquête, dans la matinée du mercredi 10 décembre 2025, par le groupe armé AFC-M23. Aucune arme n’a été entendue pendant la nuit dans les trois communes de la ville, ont confirmé des habitants à Kivu Morning Post. Ce jeudi matin, toutes les activités socio-économiques restent paralysées :
Dans une déclaration du 10 décembre 2025, depuis Ottawa, le Bloc katangais a appelé à une « mobilisation générale, méthodique et déterminée » du peuple katangais, en insistant sur la préservation de la paix, de la dignité humaine et du patrimoine culturel. Le mouvement dénonce une période d’humiliation profonde pour le Katanga, marquée par des
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