À Sake, dans le territoire de Masisi, les habitants vivent dans une constante terreur depuis le début de la guerre. Les souvenirs d’une bombe tombée dans leur site, tuant un voisin, hantent leur mémoire. Dans ce contexte de violence, la fuite n’est pas envisageable, car même ceux qui vivent dans les camps n’ont rien à manger. Certains affirment préférer mourir des balles que de la faim.
« Depuis que la guerre a commencé, nous vivons dans la peur constante. Nous gardons en mémoire la bombe tombée dans notre site de Sake et qui a tué notre voisin. Nous ne pouvons pas fuir, car même ceux qui vivent dans les camps n’ont rien à manger. Nous préférons mourir de balles que de mourir de faim », affirme Mapenzi Mubawa, habitante de la cité de Sake.
La société civile locale alerte sur la crise humanitaire qui sévit à Sake. La famine frappe durement la population, principalement constituée d’agriculteurs qui ne peuvent plus travailler dans leurs champs en raison de la guerre, notamment celle impliquant le M23. Cette situation s’aggrave avec l’augmentation du nombre d’habitants et des déplacés de guerre. Les prix des denrées alimentaires ont atteint des niveaux insoutenables, rendant la vie quotidienne de la population extrêmement difficile.
La route Sake Mushaki à l’endroit communément appelé Dawurimwijuru. [Photo d’illustration]
« La famine est ressentie par la population de Sake. Une majeure partie de la population vit de travaux champêtres, mais les gens ne vont plus dans les champs à cause de la guerre du M23, et c’est vraiment un problème. Au-delà du nombre croissant des habitants, les déplacés de guerre se sont multipliés. Le prix de la nourriture a augmenté, et la vie est intenable », indique Léopold Mwisha, président de la société civile dans le groupement Kamuronza.
L’histoire poignante de ces habitants de Sake met en lumière les conséquences dévastatrices de la guerre sur la vie quotidienne et la sécurité alimentaire de la population locale. La communauté internationale est interpellée à agir d’urgence pour soulager les souffrances de ces personnes prises en étau entre la guerre et la famine.
Le coordonnateur humanitaire des Nations Unies en République démocratique du Congo, Bruno Lemarquis, a plaidé mardi 17 mars 2026 à Goma pour un renforcement de l’accès humanitaire et un passage progressif de l’urgence à la résilience. C’était lors d’une rencontre avec les autorités de l’AFC/M23. Cette réunion a été consacrée aux populations en grande vulnérabilité
Le mouvement politico-militaire Convention pour la Révolution Populaire (C.R.P.) a rejeté les accusations du gouvernement congolais, selon lesquelles ses éléments et ceux d’un groupe armé dénommé « Zaire » se seraient dissimulés dans des camps de déplacés en province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué publié mardi
Dans le contexte de la crise qui touche l’État, les politiciens congolais sont incapables et souvent peu désireux d’œuvrer en faveur d’une Nation Congolaise. Dans un nouveau ouvrage intitulé Instabilité de la RDC, à qui la faute, le Docteur Nyanza KIYANA révèle que la crise de l’État au Congo est caractérisée par une perte d’équilibre
Les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont intensifié mardi 17 mars leurs offensives contre les forces d’autodéfense Twirwaneho alliées à l’AFC-M23 dans les Hauts-Plateaux de Minembwe, en territoire de Fizi au Sud-Kivu, dans l’Est de la RDC. Les assauts, menés à l’aide de drones, ont ciblé les villages de Mikenke et
Quatre présumés bandits ont été arrêtés par les forces de sécurité au quartier Somika, sur l’avenue de la Mission, au niveau des potagers, dans la commune Annexe de Lubumbashi. Ces individus, soupçonnés d’être impliqués dans plusieurs actes d’insécurité nocturnes, ont été présentés lundi 16 mars 2026 à la bourgmestre de la commune, Mirelle Kileshe Sekwe.
Recevez chaque jour l’essentiel de l’actualité de l’Est de la RDC et d’ailleurs directement dans votre boîte mail. Abonnez-vous dès maintenant et ne manquez rien.