Alors que les combats s’intensifient entre les combattants Wazalendos et les rebelles du M23/RDF dans les territoires de Masisi et Nyiragongo, les forces vives des provinces précitées se disent essouffler par la stratégie non offensive du gouvernement de leur pays. Ils accusent ce dernier de se cacher derrière le cessez-le-feu pendant que les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda avancent sur le champ de bataille .
« Les bureaux de coordination de la société civile du Nord et du Sud Kivu après avoir passé à la compilation des résultats des consultations populaires sur la situation sécuritaire précaire consécutive à la guerre menée par le M23 contre notre pays depuis plusieurs années. Considérant les résultats des consultations populaires, en date du 23 octobre, nous avons lancé un ultimatum au gouvernement congolais face à l’ambiguïté à l’égard des crimes commis par les terroristes du M23/RDF. Constatant que les résultats de consultations précitées laissent transparaître le désarroi de la population face à l’attitude ambiguë du gouvernement de la République et de la communauté internationale. Et par ricochet,ils affichent, la volonté manifeste de la population à se désolidariser de l’ambiguïté face à la situation mais aussi exprime une révolte populaire qui nécessite d’être extériorisée. » a dit Adrien Zawadi , Président de la société civile du Sud Kivu.

Alors que le gouvernement congolais explique son silence face à l’ennemi par le soucis de respecter le cessez-le-feu, les forces vives de deux entités récusent cette stratégie car infructueuse.
« Récusant l’observance du cessez-le-feu par les FARDC devant un ennemi qui foule au pied toutes les décisions régionales et internationales. Et devant les avancées cruelles du M23 /RDF allant jusqu’à tirer mortellement sur les troupes burundaises des forces de l’EAC et les déloger de leurs bases de Kitshanga, Mweso, Kilolirwe et petit Masisi. Nous regrettons le silence de toutes les parties prenantes devant cet acte d’atteinte à la paix. Après plusieurs années d’affrontements avec ces terroristes soutenus par les mêmes pays à savoir le Rwanda et l’Ouganda. Nous devrions tirer des leçons sur les plans militaires, diplomatiques, politiques et sortir notre pays de sa naïveté. » Poursuivent les forces vives.
Au vu de la dégradation de la situation sur terrain depuis la résurgence de ce conflit, des actions de grandes envergures sont annoncées. Elles passent des manifestations jusqu’à la mobilisation des citoyens pour prêter main forte aux forces loyalistes.

» A dater du vendredi 10 novembre 2023, lançons officiellement des manifestations publiques illimitées jusqu’au rétablissement de la paix et la sécurité sur toute l’étendue des provinces du Nord-Kivu et du Sud Kivu. Conformément à l’article 64 de la RDC, Nous invitons tous les jeunes se sentant aptes à défendre la patrie de rejoindre sans hésiter les patriotes wazalendos et les FARDC enfin de barrer la route aux avancées criminelles du M23/RDf. » Chutent les deux sociétés civiles.
Cette sortie médiatique intervient quelques heures après l’envoi au premier ministre Sama lukonde d’une lettre de demande d’explication sur le manque de réalisme des forces loyalistes face aux rebelles du M23. Ce document signé par Jean Baptiste Kasekwa attire l’attention du gouvernement central sur la situation socio-humanitaire désastreuse vécue par les populations du Nord-Kivu. Cet élu de Goma plaint également le choix de la RDC à observer le cessez-le-feu pendant que le M23 poursuit son expansion sur les terres congolaises.
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