Les acteurs de la société civile de la province du Nord-Kivu qui ont participé à la dernière table ronde à Kinshasa ont appelé à nouveau les autorités congolaises a lever l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri. Selon ceux, c’est pour permettre le bon déroulement du processus électoral.
Dans une séance de restitution des travaux de la table ronde tenue du 14 au 16 Août 2023 à Kinshasa, les composantes féminines de la société civile ont indiqué devant la presse que cette décision donnera aussi l’occasion aux militaires de s’occuper des affaires militaires et pas la politique.
Selon le secrétaire technique de la société civile, malgré les positions divergentes de la structure citoyenne, la seule solution aujourd’hui est la levée pure et simple de l’Etat de siège.
« Le chef de l’État a instauré seul l’état de siège, mais il a voulu, avant de prendre de nouvelles approches, consulter la population. Lors de ces assises, notre position a été claire, il faut lever cette mesure qui a échoué. Avant l’Etat de siège, il n’y a pas le M23 aujourd’hui ce groupe de terroriste tracasse la population. C’est un exemple que je donne » a fait savoir Placide Nzilamba à Kivumorningpost.

Pour les composants féminins de la société civile, la priorité de la femme du Nord-Kivu est le retour de la paix. Avec ou sans État de siège, le chef de l’État doit décider selon ce que veut la population congolaise.
« État de siège ou pas, nous femmes du Nord-Kivu nous voulons la paix. Nous sommes allés à Kinshasa pour porter haut la voix de la population, celle de lever cette mesure. Nous sommes en plein processus électoral et il faut laisser les civils faire la politique. Avec l’État de siège la constitution est claire. Il faut une solidarité pour gagner cette bataille » a fait savoir Isabelle Pendeza
Rappelons que depuis la fin des travaux de la table ronde tenue à Kinshasa, les yeux sont tournés vers le chef de l’État qui prendra la décision sur la levée ou non de l’état de Siège. En début de cette semaine, le président congolais a échangé avec les chefs des institutions congolaises sur les enjeux autour des propositions des participants. Avaient pris part à cette rencontre le premier ministre, le président du sénat, celui de l’Assemblée nationale, mais aussi le président de la cour constitutionnelle.
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