Plusieurs passagers qui quittaient l’axe Kitshanga-Mweso seraient pris en otage par des éléments présumés M23.
En effet selon l’organisation Umoja Afrika, ces passagers qui étaient à moto ce matin du mercredi 23 Août 2023 ont été arrêtés et forcés de quitter sur leurs motos au niveau du village Rushebeshe dans la localité de Burungu à une dizaine de kilomètres de Kilolirwe.
Pour l’heure les causes de cette supposée prise d’otage ne sont pas connues. Le flou persiste sur l’objectif de ces hommes armés.
« Appel d’urgence sur la situation de Rushebeshe, depuis le matin tous les passants transportés par les motards qui viennent de Kitshanga, Mweso et ses environs sont pris en otage par les éléments de M23 au niveau de Rushebeshe dans une école avant d’arriver au pont qui sépare la ferme Espoir et Rushebeshe » alerte l’organisation Umoja Afrika.
Rushebeshe une colline située dans le village de Burungu en groupement Bashali-Mokoto dans la chefferie des Bashali en territoire de Masisi. Prise par la peur, la population de Rushebeshe a été obligée de fuir, selon toujours la même source. Cette information est confirmée par des sources concordantes jointes par Kivumorningpost.
Population de Karenga fuyant les affrontements du M23
« Nous demandons d’urgence l’implication des autorités et ses partenaires pour la libération de tous les passants pris par force par l’armée rwandaise et M23, plus de 350 hommes qui sont en otage » plaide l’organisation Umoja Afrika. Pour l’instant aucune rédaction du M23 face à ces accusations.
Rappelons que cela intervient alors que la zone est censée être occupée par les troupes de la force régionale de l’EAC. Ces derniers jours, la population accuse les rebelles d’avoir renforcé certaines de leurs anciennes positions. Les miliciens d’auto-défense dits Wazalendo sont aux alentours de ces positions dont le M23 est accusé de renforcer. Les sources proches du M23 accusent les forces loyalistes de renforcer ces zones pour lancer des hostilités contre le M23 accusé par Kinshasa de n’avoir pas respecté les engagements de retrait total. Les FARDC ne se sont pas encore prononcées sur cette situation jusqu’à la rédaction de cet article.
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