Jadis, le trafic entre les villes de Bukavu et Goma était très fluide à voie routière. Ceci facilitait les échanges commerciaux et le transport de personnes et leurs biens. Pour renforcer la communication entre les deux villes, le transport par voie lacustre a été également mis à partie.
Aujourd’hui les deux voies sont menacées sous l’oeil impuissant des autorités. Celles-ci laissent disparaître l’espoir de toutes manœuvres pour l’aménagement de cette voie. Entouré par quelques groupes armés, principalement le M23, Goma risque d’être isolé du Sud-Kivu.
Étant privé de sa principale voie d’approvisionnement sur la route nationale numéro 2, axe Goma-Rutshuru, la capitale du Nord-Kivu doit impérativement se connecter avec d’autres villes du pays dont Bukavu. Les voies lacustre et terrestre sont les moyens de communication entre la ville volcanique et la capitale du Sud-Kivu.
Mais la voie terrestre sur la route nationale numéro 2, Bukavu-Goma, est impraticable à partir de Nyabibwe, au niveau du lieu appelé communément chez les Français. Ici les ingénieurs ont tenté de réhabiliter cette route en vain. Les grands maux sur ce tronçon demeurent les érosions qui proviennent de Nyabibwe centre et qui affectent régulièrement cette route.

Sur la même route à quelques kilomètres de là, au niveau de Makengere un éboulement de terre est à la base du blocage de la route jusqu’à présent. La fréquentation de cette route est réduite sensiblement suite à de nombreux défis que les conducteurs rencontrent le long de cette artère.
Au niveau Nyamasasa un pont qui assurait la liaison cette route est aussi emporté. Les passagers sont obligés de passer sur un pont en planche. Un peu plus loin, le pont Makelele, qui donne accès à Minova est en état d’impraticabilité. Le tronçon Goma-Bukavu sur la route nationale numéro 2 semble rester dans les oubliettes. La voie praticable maintenant entre Goma et Bukavu reste les axes Nyamukubi-Bushushu.
Pour se protéger contre les coupeurs des routes sur la voie Bukavu-Goma, un grand nombre des voyageurs a emprunté la voix lacustre. Des bateaux ont fait affaire depuis quelques années sur le lac-Kivu. Aujourd’hui le voyage sur le Lac-Kivu devient aussi inquiétant aux cas de noyades des pirogues motorisés. Dernièrement, le bateau Emmanuel 3 a connu plusieurs pannes en pleine navigation sur le lac Kivu. Heureusement, plusieurs passagers en détresse sont secourus, leurs vies étant épargnées.
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