Une vingtaine de personnes, dont des journalistes, quelques représentants des partis politiques, des membres du bureau de la société civile, des jeunes et des administrateurs des groupes WhatsApp vivant dans le territoire de Lubero, en province du Nord-Kivu, participent depuis ce jeudi 14 septembre, à une série de formation sur la lutte contre la désinformation et discours de haine.
Josephine Mby âgée de 27 ans et étudiante à l’université Sainte Croix de Mulo à Lubero, ayant pris part à la formation organisée par la Section de l’information publique de la MONUSCO, a organisée dans ce coin, soutien que ce recyclage est très utile dans cette région.
« La formation a été très utile pour nous. je vivais dans l’ignorance. Je ne m’intéressais pas trop à ce qui se passe généralement, que cela concerne la MONUSCO, la politique ou tout autre domaine. Seulement, en cas de manifestations, c’est là qu’on se pose certaines questions par rapport à ce qui se passe. Je ne savais rien de ce que nous avons appris aujourd’hui. Cette formation m’a permis d’ouvrir les yeux et d’avoir un nouveau regard sur ce qui se dit et circule sur les réseaux sociaux », déclare-t-elle.
De son côté, David Kambale Mayani, journaliste à la Radio Sauti ya Lubero, explique comment il compte désormais faire son métier.

« Partant de la matière que nous avons apprise aujourd’hui, en tout cas, il y a possibilité de casser cette chaîne de la désinformation. Nous devons vérifier la provenance des informations, c’est-à-dire la source. Après avoir vérifié la provenance, s’il y a quelque chose à corriger dans ce sens, s’il y avait déjà une désinformation signalée, nous reviendrons sur cette information dans nos prochaines publications pour dire que non, il y avait une désinformation, en nous excusant et en comparant les deux versions ; la première version qui contenait la désinformation et la deuxième maintenant qui confirme le fait dont il est question », ajoute ce chevalier de la plume.
Cette série de formations se poursuivra prochainement, pour une date non encore précisée, pour atteindre un plus grand nombre de personnes, afin de lutter contre la désinformation et les discours de haine. Particulièrement pendant cette période électorale en RDC.
En rappel, à 2009 par exemple, une folle rumeur avait circulé en territoire de Lubero faisant état de l’acheminement à Lubero par une agence des Nations Unies des sujets rwandais. Des véhicules étaient incendiés par des manifestants et d’autres violences physiques, contre même les humanitaires. Les « humanitaires » avaient décidé de quitter Lubero. Quatorze ans après, les participants à la formation déplorent « en payer toujours le prix aujourd’hui ».
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