15 jours après le meurtre du 30 août 2023, plusieurs familles des victimes témoignent avoir découvert les corps de leurs membres de famille dans un état de décomposition.
Ils dénoncent la mauvaise conservation de corps dans de morgues. Deux semaines plus tard, les populations environnantes disent être dans un environnement malsain à cause des odeurs que dégagent les corps de victimes.
Cette dame n’exclut pas la survenue des maladies si toutes ces personnes ne sont pas enterrées.
« Les visiteurs arrivent à la maison et n’ont pas le goût de rester avec nous à cause des odeurs exagérées. Même les enfants n’arrivent même pas à résister aux odeurs. Quand on mange, l’appétit coupe à cause des odeurs. Nous n’allons pas échapper à des maladies. Je demande qu’on nous aide. Qu’on enterre ces corps pour nous permettre de respirer » a déclaré, Yvette, une femme vivant dans le périmètre de la morgue de l’hôpital militaire du camp Katindo.
Cet acte est condamné par les activistes de droits humains en ville de Goma. Bob LWABOSHI par exemple rappelle que le non-respect de corps humain ou son mutilation est une infraction en droit congolais.

« Aujourd’hui en RDC depuis plus de deux semaines, il y a de morts qui sont dans des conditions inhumaines et nous pensons que c’est inacceptable qu’on puisse garder ces corps dans une morgue qui n’est pas alimentée en électricité. Nous savons que le respect du corps ne cesse pas après la mort et nous invitons le gouvernement de prendre ses responsabilités d’autant plus que tout atteinte aux cadavres est punissable sous d’autres cieux. Les mutilations de cadavres sont aussi une infraction en droit congolais. Nous estimons que le fait aussi de laisser les corps des cadavres dans de conditions qui violent la sacralité d’un être humain ne devrait pas rester aussi impuni » a plaidé Bob LWABOSHI, activistes de droits humains vivant en ville de Goma.
Celui-ci invite le gouvernement central de prendre de dispositions idoines pour que les morts soient enterrés dans le plus bref délai.
Depuis le début de la semaine, les autorités congolaises ont autorisé aux familles de victimes de passer dans des morgues pour l’identification des corps de leurs membres de famille. Aucune communication n’a fuité jusque-là sur le jour de l’enterrement de toutes les personnes tuées dans le carnage du 30 août qui a coûté la vie à plus de 50 personnes.
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