Le tragique incendie survenu jeudi 10 septembre dans le quartier Cimpunda, commune de Kadutu à Bukavu, continue de susciter des réactions.
Selon les autorités de l’AFC-M23, au moins 24 personnes sont mortes dans cet incendie et 29 autres blessées.
Plusieurs responsables politiques ont exprimé leur compassion aux familles touchées par le drame, qui a notamment affecté les écoles Furaha et Ujamaa.
Depuis Bruxelles, où il séjourne en mission de service, Aimé Boji Sangara, président de l’Assemblée nationale et élu du Sud-Kivu, a fait part de sa douleur face à cet incendie. Il déplore la mort de plusieurs élèves et rappelle que Bukavu fait déjà face à une succession d’incendies.
« J’adresse mes condoléances les plus attristées aux familles endeuillées et ma profonde compassion à toutes les personnes affectées par ces drames », a-t-il écrit sur son compte X.
De son côté, le docteur Denis Mukwege, médecin, prix Nobel de la paix et originaire de Bukavu, s’est dit profondément bouleversé par le drame.
Il indique que plusieurs maisons d’habitation et une école primaire ont été ravagées par le feu.
Le ministre de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a également réagi à l’incendie.
Il a exprimé la solidarité du gouvernement envers les élèves, les enseignants, les parents et les familles touchées.
Patrick Muyaya rappelle que « la protection des civils et des écoles doit être garantie en toutes circonstances ».
Bertrand Bisimwa, président du M23 et coordonnateur adjoint de l’AFC-M23 chargé des questions politiques, diplomatiques, administratives et juridiques, a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et appelle à ne plus considérer les incendies répétés à Bukavu comme de simples accidents isolés.
« Ces incendies répétés ne peuvent plus être considérés comme de simples accidents isolés. Ils constituent désormais un véritable problème de société qui exige une réponse collective, urgente et durable », affirme-t-il.
Bertrand Bisimwa appelle notamment à rechercher les causes des incendies, renforcer les mécanismes d’alerte et les services de secours, contrôler les installations électriques et mieux organiser les constructions afin de protéger les vies humaines.
Il insiste enfin sur la nécessité de mettre davantage l’accent sur la prévention : « le temps est venu de passer de la compassion après les drames à la prévention avant les catastrophes. »
Présentant ses condoléances, l’opposant congolais Moïse Katumbi a exigé une prise en charge immédiate des victimes et des mesures urgentes pour prévenir de telles tragédies.
D’autres incendies ont été signalés ce vendredi dans le village Buhozi, en territoire de Kabare, et sur l’avenue Mulonge, dans le quartier Panzi à Bukavu.
Depuis deux mois, plus de 1 000 maisons ont été consumées. Au moins une cinquantaine de personnes sont mortes, selon la société civile.






