Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention, Samuel-Roger Kamba, appelle à une gestion plus rigoureuse des ressources publiques face aux défis persistants du système de santé en République démocratique du Congo.
Pour le ministre, les investissements publics dans le secteur de la santé doivent répondre à des besoins clairement identifiés et produire des effets mesurables sur la population.
« Chaque franc public investi dans la santé doit produire un impact mesurable. Il est temps de sortir du pilotage à vue », a déclaré Samuel-Roger Kamba.
Il veut notamment renforcer la culture de la redevabilité, de la transparence financière et de l’évaluation des résultats dans le secteur.
Il insiste ainsi sur la nécessité de mesurer l’impact des ressources mobilisées plutôt que de se limiter à leur utilisation.
Cette vision s’inscrit dans une réforme plus large du système de santé, dont l’objectif premier est de s’attaquer à ce que le ministre considère comme le principal problème sanitaire du pays : la faible espérance de vie et le mauvais état de santé d’une partie de la population.
« Le vrai problème principal que nous avons, c’est que le Congolais vit moins longtemps et qu’il vit en mauvaise santé. Ça, c’est le problème. Parce que pour qu’un pays se développe économiquement, il faut que l’homme et la femme soient en bonne santé », a-t-il expliqué.
Selon lui, l’espérance de vie en République démocratique du Congo se situe entre 59 et 60 ans, alors que la moyenne africaine est estimée à 63 ans.
Pour inverser cette tendance, la réforme repose notamment sur deux piliers : l’offre de soins et l’accès aux soins.
« Le premier sujet, c’est : est-ce que les structures de santé, est-ce que l’offre de santé existe ? Ça, c’est la première chose. La deuxième chose : est-ce que, si ça existe, est-ce que je peux y accéder ? Donc, l’accès aux soins. C’est sur ces deux piliers fondamentaux qu’on a bâti toute la réforme », a précisé le ministre.
Pour Samuel-Roger Kamba, disposer d’une structure sanitaire ne suffit pas. Encore faut-il qu’elle soit accessible, équipée et dotée du personnel et des médicaments nécessaires.
Dans cette logique, les réformes engagées dans le secteur portent notamment sur les infrastructures sanitaires, les capacités d’hospitalisation et l’acquisition d’équipements médicaux.
Le ministre cite notamment les scanners parmi les équipements dont l’acquisition par l’État constitue, selon lui, une avancée importante.
Pour le ministère de la Santé, l’enjeu n’est donc pas seulement de mobiliser davantage de ressources, mais de s’assurer que celles-ci répondent effectivement aux besoins de la population.
La logique défendue par Samuel-Roger Kamba consiste à renforcer simultanément les infrastructures, les équipements, les ressources humaines, la disponibilité des médicaments et les mécanismes permettant aux patients de financer leurs soins.
Cette approche doit également permettre de mieux mesurer les effets des investissements publics sur la santé de la population.







