Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) a réagi à l’annonce de la convocation d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo.
Dans un communiqué publié le mercredi 22 juillet 2026, la structure citoyenne dit prendre acte de cette initiative, tout en appelant à des actions concrètes pour garantir sa crédibilité.
Selon la LUCHA, cette annonce intervient dans un contexte marqué par une grave crise nationale, notamment les violences liées aux groupes armés.
Le mouvement souligne que des millions de Congolais vivent actuellement dans des camps de déplacés et de réfugiés, alors que l’insécurité continue de toucher plusieurs régions du pays.
Le mouvement citoyen rappelle avoir toujours défendu l’idée d’un dialogue inclusif basé sur la vérité, la justice et la réconciliation nationale.
Toutefois, il met en garde contre un dialogue qui servirait uniquement à maintenir certains acteurs au pouvoir ou à négocier des intérêts politiques au détriment des victimes.
« Le dialogue ne doit pas être un stratagème de conservation du pouvoir, ni un simple marché de négociation des postes politiques dans l’oubli total de la justice pour les victimes », affirme la LUCHA.
Pour garantir la réussite de ce processus, la LUCHA formule plusieurs exigences, notamment : la libération des prisonniers politiques et d’opinion, ainsi que l’apaisement du climat politique dans le pays ; le respect de la Constitution et le rejet de toute tentative de modification visant des intérêts personnels ; un dialogue réellement inclusif, impliquant l’opposition, la société civile, les mouvements citoyens, les défenseurs des droits humains, les femmes, les jeunes, la diaspora et les victimes des conflits.
La LUCHA estime également que les groupes armés doivent participer au processus afin de faciliter l’application des décisions, sans que cela ne signifie une impunité pour les crimes commis ; ainsi que la création d’un mécanisme indépendant de suivi et d’évaluation des résolutions issues du dialogue.
Pour la LUCHA, ce dialogue ne pourra produire des résultats durables que s’il place la justice, la paix et les préoccupations des victimes au centre du processus.
Kethia Rugamika

