Le Béninois Damien Mama a été nommé Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, chef adjoint de la MONUSCO, ainsi que Coordonnateur résident et humanitaire en République démocratique du Congo.
Il succède à Bruno Lemarquis, récemment nommé à la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan.
Ce nouveau poste lui confère un rôle majeur dans la coordination des actions politiques, humanitaires et de développement de l’ONU en RDC.
Selon un communiqué de l’ONU publié mardi 21 juillet, cette nomination intervient alors que la RDC fait face à de nombreux défis, notamment l’insécurité, les crises humanitaires et les enjeux liés au développement durable.
Fort de plus de 25 ans d’expérience, Damien Mama connaît bien les opérations humanitaires et de maintien de la paix. Il a notamment travaillé au Burundi, au Togo, au Mali, au Soudan du Sud, en Sierra Leone et au Kosovo.
Depuis mars 2023, il était Représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en RDC, une fonction qui lui a permis d’approfondir sa connaissance du pays.
« Cette nomination intervient à un moment important pour la RDC, alors que le pays poursuit ses efforts pour relever les défis humanitaires, renforcer la paix, promouvoir le développement durable et améliorer les conditions de vie des populations », souligne le communiqué de l’ONU.
Dans ses nouvelles fonctions, Damien Mama devra accompagner les autorités congolaises et coordonner les actions de la MONUSCO ainsi que celles de l’ensemble du système des Nations unies.
Sa mission sera particulièrement stratégique dans l’est du pays, où les conflits armés continuent d’alimenter une grave crise humanitaire.
Il prend ses fonctions dans un contexte marqué également par la 17e épidémie d’Ebola, dont l’épicentre se situe en Ituri.
En 2026, le gouvernement congolais et ses partenaires ont lancé un appel de fonds de 1,4 milliard de dollars pour répondre aux besoins urgents. Mais face à l’ampleur de la crise, ces ressources restent insuffisantes.
Sur près de 15 millions de personnes ciblées initialement, seulement 7,3 millions pourraient bénéficier d’une assistance.
Selon les dernières données du plan humanitaire 2026, le nombre de personnes ayant besoin d’aide est désormais estimé à 18,5 millions. Faute de financements suffisants, l’intervention sera concentrée sur 10,8 millions de personnes, avec un budget révisé à 2,13 milliards de dollars.
Kethia Rugamika

