À Musienene, en Chefferie de Baswagha, la Société Civile Forces Vives dénonce la destruction du tuyau principal d’adduction d’eau de Katolo par les engins de l’entreprise GGPI. Des milliers de ménages sont privés d’eau potable.
« Le développement ne doit pas se faire au prix de la soif », insiste Kambale Maboko, président de la Société Civile de Musienene. Ce message fort a été adressé mardi 21 juillet par la Société Civile Forces Vives de la Chefferie de Baswagha, Territoire de Lubero, à l’entreprise GGPI, en charge des travaux d’asphaltage de la Route Nationale numéro 2.
Dans une correspondance qualifiée de « mise en demeure stricte », la structure citoyenne accuse les engins de l’entreprise d’avoir « gravement endommagé » le tuyau principal raccordé à la citerne d’eau potable de la colline Tukanya, au quartier Kivwa.
Cette conduite dessert toute l’agglomération de Katolo.
Depuis l’incident, des milliers de ménages, ainsi que des femmes et des enfants, sont brutalement privés d’accès à l’eau potable.
La Société Civile s’inquiète d’une exposition accrue aux maladies d’origine hydrique dans un contexte sanitaire déjà très précaire.
« Nous saluons le projet d’asphaltage de la RN2, car les infrastructures routières sont le moteur du développement. Cependant, ce développement ne peut et ne doit en aucun cas se faire au détriment de la survie et de la santé de notre population », écrit la Société Civile.
Pour la Société Civile, l’accès à l’eau potable est un droit inaliénable. La destruction d’une infrastructure d’utilité publique engage donc la « responsabilité pleine et entière » de l’entreprise GGPI.
Elle exige, par conséquent, la réparation complète et définitive de la tuyauterie, sans aucune condition préalable, dans un délai de 48 heures à compter de la réception de la lettre, soit au plus tard ce 23 juillet 2026.
Passé ce délai, la Société Civile menace de déclencher des actions citoyennes de grande envergure et de « saisir la justice et les autorités provinciales pour destruction méchante d’infrastructures d’utilité publique ».
« La population de Katolo ne mourra pas de soif au nom de l’asphaltage de la route. Nous exigeons des actes immédiats », conclut le document signé par la Société Civile Forces Vives de Baswagha.
Nous avons tenté, mais sans succès, de joindre la direction de l’entreprise GGPI pour recueillir sa version des faits.

