Le Rassemblement congolais pour la démocratie-Kisangani/Mouvement de libération (RCD/K-ML) a réaffirmé mardi 21 juillet 2026 son soutien au projet de Dialogue national inclusif annoncé par le président Félix Tshisekedi, à l’issue d’une session extraordinaire de son Conseil national convoquée par son président, Antipas Mbusa Nyamwisi, pour examiner la situation politique du pays.
Réuni lundi à Kinshasa, le Conseil national du parti a salué l’annonce faite par le chef de l’État lors de sa récente rencontre avec les responsables des principales confessions religieuses.
« Les membres du Conseil ont réitéré l’attachement indéfectible du RCD/K-ML au principe fondateur du Dialogue national inclusif, comme cadre de sortie de crise susceptible d’ouvrir des pistes de solutions aux différents problèmes qui minent la sécurité, la souveraineté, la confiance mutuelle et la cohésion nationale », indique le communiqué final signé par Alfred Mugeni Kalingini, secrétaire général du parti.
Le RCD/K-ML appelle l’ensemble des acteurs politiques et sociaux à s’engager dans ce processus.
« Le parti invite toutes les forces politiques et sociales du pays à s’approprier utilement l’initiative du Dialogue national inclusif du président de la République, à s’impliquer dans sa matérialisation et son aboutissement au seul avantage de la Patrie », poursuit le communiqué.
La formation politique dirigée par Antipas Mbusa Nyamwisi a également exprimé son soutien aux responsables religieux engagés dans les efforts de médiation.
« Le RCD/K-ML encourage les chefs religieux, notamment la CENCO, l’ECC et l’ERC, dans leur engagement au service de la Nation et leur apporte, sans réserve, son soutien », souligne le texte.
Le parti appelle enfin ses militants et sympathisants à défendre cette initiative de dialogue « contre les forces du mal engagées à la torpiller ».
L’initiative de dialogue national continue toutefois de diviser la classe politique congolaise.
Si plusieurs acteurs, dont le RCD/K-ML, y voient une opportunité de sortir de la crise, d’autres affichent des réserves.
Le PPRD appelle notamment à la prudence quant aux modalités du processus, tandis que l’AFC/M23 estime que les priorités se situent sur le terrain.
Son coordonnateur, Corneille Nangaa, a publiquement exprimé ses doutes sur la capacité de ce dialogue à déboucher sur une solution à la crise.
Le débat reste donc ouvert sur les conditions et les perspectives de cette initiative.

