Face à la progression de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, le Canada a annoncé de nouvelles mesures restrictives à partir de ce lundi 20 juillet.
L’accès à son territoire est interdit à tout ressortissant étranger ayant séjourné en RDC au cours des 21 derniers jours.
Cette décision a été rendue publique le 19 juillet par l’Agence de santé publique du Canada, relevant du gouvernement canadien.
Selon les autorités canadiennes, cette décision vise à limiter les risques de propagation du virus, alors que la situation sanitaire reste préoccupante.
« Tout ressortissant étranger ayant séjourné en République démocratique du Congo au cours des 21 derniers jours se verra interdire l’entrée au Canada », a déclaré le gouvernement canadien dans un communiqué.
Les citoyens canadiens ainsi que les résidents permanents ne sont pas concernés par cette interdiction. Toutefois, ils restent soumis à des mesures strictes déjà en vigueur depuis fin mai.
Selon l’Agence de santé publique du Canada, toute personne ayant séjourné récemment en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud devra observer une quarantaine de 21 jours à son arrivée au Canada. Ces dispositions sont prises à titre préventif.
Ces nouvelles mesures resteront en vigueur jusqu’au 29 août, selon un porte-parole de l’Agence. Le 16 juillet, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a tiré la sonnette d’alarme sur l’évolution de l’épidémie en RDC.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué que la maladie se propageait « plus rapidement que toutes les épidémies précédentes ».
D’après les données publiées par l’OMS au 15 juillet, 2 334 cas ont été enregistrés en RDC et 930 décès.
Chikwe Ihekweazu, responsable du programme de gestion des situations d’urgence sanitaire de l’OMS, a averti que l’épidémie pourrait dépasser « de deux à quatre fois » les estimations officielles.
Kethia Rugamika

