La médiation interconfessionnelle conduite par la CENCO et l’ECC a franchi une nouvelle étape ce samedi 18 juillet, avec une rencontre entre les deux confessions religieuses et des représentants de l’opposition, notamment la plateforme C64, à l’Archevêché de Kinshasa.
Au centre des échanges : la demande de report de la marche pacifique prévue le 22 juillet 2026.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre des préparatifs du dialogue national inclusif annoncé par le président de la République, Félix Tshisekedi.
Selon le pasteur Eric Senga, porte-parole de l’ECC, l’objectif de cette rencontre était d’obtenir « le principe du report » de cette mobilisation afin de favoriser un climat apaisé avant le début des discussions nationales.
« Dès lors que le processus est déjà lancé, nous avons l’obligation d’obtenir des uns et des autres leur engagement », a-t-il déclaré au sortir des échanges.
Cette initiative fait suite à l’audience accordée vendredi par le chef de l’État aux responsables de la CENCO et de l’ECC. À cette occasion, les deux Églises ont reçu mandat d’amorcer une dynamique de médiation entre les différentes forces vives du pays.
Dans un communiqué, la CENCO précise : « La CENCO et l’ECC ont consulté, ce samedi 18 juillet 2026 à l’Archevêché de Kinshasa, les responsables de la plateforme de l’opposition C64 afin d’obtenir le principe du report de leur marche prévue le 22 juillet 2026 ».
Au cours de la rencontre, les responsables de l’opposition ont soulevé plusieurs préoccupations, notamment sur les modalités d’inclusivité du futur dialogue ainsi que sur la question constitutionnelle.
Le pasteur Eric Senga a indiqué que ces points avaient été abordés, précisant que les médiateurs avaient pris le temps de répondre aux interrogations et de rassurer leurs interlocuteurs.
« Les médiateurs ont pris le temps de répondre à ces interrogations et de rassurer leurs interlocuteurs », a-t-il indiqué. Insistant sur le cadre de cette démarche, le porte-parole de l’ECC a rejeté toute interprétation politique de l’initiative.
« Cette initiative relève d’une dimension pastorale », a-t-il affirmé, soulignant que l’objectif est la réconciliation du peuple congolais dans un climat apaisé.
À ce stade, aucun accord formel n’a été annoncé concernant le report de la marche du 22 juillet.
Les consultations entre les deux Églises et les différentes parties prenantes se poursuivent.
Kethia Rugamika

