Le président du MRDP-Twirwaneho, Freddy Kaniki, est arrivé, mardi 7 juillet 2026, dans la cité de Minembwe, en province du Sud-Kivu.
Il s’agit de la première visite d’un haut responsable du mouvement dans cette zone depuis les offensives menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par l’armée burundaise et les miliciens Wazalendo, qui avaient tenté de reprendre le contrôle de la cité de Minembwe. Ces offensives avaient été repoussées par les combattants du Twirwaneho, alliés à l’AFC/M23.
Le week-end dernier, les combattants du Twirwaneho, alliés à l’AFC/M23, ont annoncé avoir pris le contrôle de la localité de Point Zéro, située dans les Hauts-Plateaux de Minembwe, en territoire de Fizi, au Sud-Kivu. Cette localité est considérée comme stratégique, car elle ouvre un corridor vers les provinces du Tanganyika et du Maniema.
Dans un communiqué publié le 5 juillet, le Twirwaneho affirme que « la principale forteresse et dernier bastion des forces congolaises, burundaises et de leurs groupes armés, dont les FDLR et leurs alliés opérant sur les Hauts-Plateaux de Minembwe, a été démantelée dans la matinée du 4 juillet 2026 ».
Depuis le début de l’année 2026, la cité de Minembwe et ses environs, majoritairement habités par la communauté Banyamulenge, étaient soumis, selon le mouvement, à un blocus humanitaire imposé par les FARDC, leurs alliés burundais et les miliciens Wazalendo.
À la suite de la prise de Point Zéro, le Twirwaneho, allié à l’AFC/M23, a appelé les populations déplacées à regagner leurs villages.
« Nous appelons les organisations humanitaires nationales et internationales à intensifier leur assistance afin de répondre aux besoins urgents des populations durement éprouvées par les violences, les déplacements et le blocus humanitaire, ainsi que par ses conséquences sur la population civile », a déclaré le mouvement.
Le Twirwaneho demande également aux médiateurs engagés dans les différents processus de paix dans l’est de la RDC de faire preuve de « neutralité » et de « stricte impartialité ». Il réclame par ailleurs la mise en place d’« une commission d’enquête indépendante, impartiale et crédible » afin de faire la lumière sur les crimes commis dans les Hauts-Plateaux de Minembwe.

