Les intervenants engagés dans la lutte contre la maladie à virus Ebola en Ituri haussent le ton. Dans un mémorandum adressé ce dimanche 5 juillet 2026 au gouverneur militaire de province, ils dénoncent plusieurs difficultés auxquelles ils font face depuis le début de la riposte et menacent de suspendre leurs activités si leurs revendications ne sont pas prises en compte.
Selon ces prestataires, plusieurs mois après leur déploiement, sur le terrain, aucune rémunération ne leur aurait été versée. Une situation qu’ils jugent préoccupante au regard des risques encourus dans le cadre des opérations de riposte contre cette maladie hautement contagieuse.
Les signataires du document évoquent également des frustrations liées aux conditions de travail.
Ils dénoncent notamment une faible prise en compte des compétences locales ainsi que des incompréhensions avec certaines équipes venues d’ailleurs. Ils appellent à une plus grande valorisation des ressources humaines de l’Ituri dans la gestion de la réponse sanitaire.
Par ailleurs, ces agents affirment travailler dans un contexte marqué par l’insuffisance des moyens logistiques, ce qui, selon eux, complique les interventions sur le terrain et pourrait affecter l’efficacité des actions de lutte contre Ebola.
Parmi leurs principales revendications figurent le paiement immédiat des arriérés de prestations, l’amélioration de la prime journalière, la suppression de certaines retenues fiscales sur cette prime, le recrutement prioritaire des travailleurs locaux ainsi que le renforcement des moyens opérationnels.
Les auteurs du mémorandum accordent un délai de 24 heures aux autorités compétentes pour répondre à leurs préoccupations. Ils estiment qu’en l’absence de mesures concrètes, la poursuite de leurs activités pourrait être compromise.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités provinciales ou les responsables de la riposte concernant ces revendications.

