L’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23) a accusé mercredi 20 Mai 2026 les forces coalisées du gouvernement congolais d’avoir mené de nouvelles frappes aériennes contre plusieurs zones habitées dans l’Est de la République démocratique du Congo, affirmant que des civils ont été tués et déplacés lors de ces bombardements.
Sur son compte X, Lawrence Kanyuka, porte-parole de l’AFC/M23, affirme que « des frappes meurtrières » ont visé dès 07h30 les localités de Katoyi et ses environs, à l’aide de drones de combat et d’artillerie lourde.
« Ces mêmes forces ont une nouvelle fois lancé des frappes meurtrières contre les zones fortement habitées de Katoyi et de ses environs, utilisant des drones de combat et de l’artillerie lourde dans une offensive aveugle visant directement les populations civiles », a déclaré Lawrence Kanyuka.
Le porte-parole de l’AFC-M23 affirme également que « ces bombardements barbares et indiscriminés perpétrés par le régime de Kinshasa entraînent la mort de nombreux civils innocents, la destruction massive d’habitations et d’infrastructures, ainsi que le déplacement forcé de populations à grande échelle ».
Selon l’AFC/M23, les bombardements ont aussi touché les zones de Kalingi, Bidegu et Gakenke entre mardi soir et mercredi matin.
« Du mardi 19 mai 2026 à 19h30 au mercredi 20 mai 2026 à 10h30, les forces coalisées du régime de Kinshasa ont intensifié leurs attaques aériennes contre les zones densément peuplées de Kalingi, Bidegu et Gakenke, recourant à des drones de type KT-6 ainsi qu’à des drones kamikaze dans une campagne de terreur d’une violence inouïe », a ajouté Lawrence Kanyuka.
Depuis plusieurs semaines, les tensions militaires restent vives dans plusieurs territoires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, malgré les efforts diplomatiques en cours pour tenter d’obtenir un cessez-le-feu durable dans l’est de la RDC.

