La société civile du Nord-Kivu demande la mise en place d’un dispositif sécuritaire conjoint pour freiner les mouvements des rebelles ADF à la frontière avec l’Ituri.
La semaine dernière à Butembo, le vice-gouverneur sous le régime de Kinshasa, le commissaire divisionnaire Louis Second Karawa, a reçu une délégation des coordinations urbaines et territoriales de la société civile du Nord-Kivu.
Les représentants ont exprimé leur inquiétude face à la recrudescence des attaques attribuées aux ADF dans la zone frontalière entre les deux provinces, où plusieurs civils ont été tués ces dernières semaines.
Tout en saluant la neutralisation de l’un des chefs du groupe armé, la délégation a plaidé pour un mécanisme de coordination renforcé entre les autorités sécuritaires du Nord-Kivu et de l’Ituri. L’objectif : empêcher les combattants ADF de se replier d’une province à l’autre lorsqu’ils sont traqués par les FARDC et leurs partenaires.
« Il faut une coordination renforcée entre les autorités sécuritaires des deux provinces afin de limiter les mouvements des assaillants », a déclaré Mario Ngabo, porte-parole occasionnel de la délégation.
Le vice-gouverneur a indiqué avoir pris note de cette préoccupation. Il a promis d’en discuter avec l’ensemble des responsables sécuritaires du Nord-Kivu et de l’Ituri.

