Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé la suppression des barrières payantes érigées dans la plaine de la Ruzizi, au Sud-Kivu. L’annonce a été faite par le commandant de la région militaire, le général Fabien Dunia, lors d’une mission d’itinérance dans cette zone stratégique de l’est du pays.
Cette décision a été saluée par la Coordination territoriale de la Société civile des Leaders Visionnaires des Nationalistes (SCLVN) d’Uvira, qui y voit une avancée majeure pour la libre circulation des personnes et des biens sur cet axe routier vital.
Dans un communiqué publié le 14 mai 2026 à Uvira, la SCLVN a exprimé sa satisfaction face à la suppression de ces barrières installées sur la Route nationale N5, dans la plaine de la Ruzizi. Selon l’organisation, ces postes de perception étaient tenus par des combattants Wazalendo, alliés des FARDC.
La société civile estime que cette mesure répond aux préoccupations de nombreux usagers empruntant quotidiennement l’axe Uvira–Bukavu. La RN5 joue un rôle essentiel dans l’approvisionnement des populations et l’évacuation des malades dans une région confrontée à une crise humanitaire persistante.
Pour Yoshuwa Barika, coordonnateur de la SCLVN, cette décision pourrait contribuer à soulager les difficultés auxquelles la population faisait face à travers ces barrières jugées contraignantes et coûteuses.
L’organisation appelle également les autorités congolaises à étendre cette mesure au tronçon Uvira–Fizi, où des cas similaires de tracasseries et de perception illégale continuent d’être signalés.
La décision de l’armée intervient après plusieurs alertes lancées par des organisations de la société civile dénonçant la multiplication des barrières érigées par les combattants Wazalendo dans plusieurs localités du Sud-Kivu.

