Le procès du Fonds pour l’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO) s’est ouvert ce mardi devant la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe.
Cette affaire sensible met en cause la gestion de plusieurs millions de dollars destinés à indemniser les victimes de la « guerre de six jours ».
L’ancien coordonnateur du FRIVAO, Bolukola Chançard, nommé par intérim sous l’ancien ministre de la Justice et depuis limogé, est poursuivi pour détournement présumé de fonds publics.
Il lui est notamment reproché la gestion controversée de plusieurs contrats, dont un documentaire de six minutes facturé à plus d’un million de dollars à la société Divo.
À la barre, plusieurs témoins ont été appelés à éclairer le tribunal.
Parmi eux figurent des responsables d’institutions publiques et privées, notamment le directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL), l’ancien ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité Teddy Lwamba, ainsi que des représentants de la société Divo, citée comme « renseignant » dans le dossier.
Les débats ont également mis en lumière des soupçons de montage financier autour de deux sociétés de construction, auxquelles environ 2,7 millions de dollars auraient été versés. Selon les éléments présentés à l’audience, ces entreprises seraient introuvables, leurs adresses inexistantes et leurs dirigeants injoignables. Face à ces révélations, la juge a interrogé la possibilité d’entreprises fictives, tandis que le prévenu a choisi de renvoyer ses explications à ses avocats.
Au terme de cette première audience, la cour a décidé de renvoyer la cause au vendredi 24 avril

