L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a été sollicitée par le gouvernement congolais pour une assistance humanitaire en faveur de 15 migrants arrivés récemment à Kinshasa en provenance des États-Unis.
L’organisation a tenu à préciser les limites de son intervention.
Au micro de Radio Okapi lundi, son porte-parole a rappelé que l’OIM n’intervient que dans des conditions strictes.
« L’OIM ne détermine ni les personnes transférées, ni celles admises ou autorisées à rester sur le territoire. Elle ne joue aucun rôle dans les accords bilatéraux, notamment celui conclu entre la RDC et les États-Unis », a-t-il déclaré.
L’organisation souligne que son appui repose uniquement sur des évaluations individuelles et sur les besoins exprimés par les personnes concernées, dans le respect de son mandat et des cadres juridiques en vigueur.
Elle précise également que tous les retours assistés qu’elle encadre sont strictement volontaires et fondés sur le consentement libre, préalable et éclairé des migrants.
Par ailleurs, l’OIM insiste sur le fait qu’elle n’est pas partie prenante des accords bilatéraux. Elle se réserve ainsi le droit de limiter, refuser ou suspendre son implication si les normes minimales de protection ne sont pas garanties, rappelant que les modalités de ces accords relèvent exclusivement des autorités étatiques.
Selon des sources officielles congolaises, ces 15 ressortissants de pays tiers sont arrivés le 17 avril à Kinshasa. Il s’agirait du début de la mise en œuvre d’un mécanisme d’accueil temporaire dans le cadre d’une coopération entre Kinshasa et Washington.

