L’AFC/M23 a dénoncé ce vendredi 3 avril 2026 la poursuite des massacres de civils dans l’Est de la République démocratique du Congo, accusant le régime de Kinshasa d’« incapacité flagrante » à protéger les populations face aux violences attribuées aux ADF/NALU et à la CODECO.
Dans une déclaration publiée sur son compte X, le porte-parole du mouvement, Lawrence Kanyuka, affirme que « la poursuite incessante des massacres de nos compatriotes par les ADF/NALU et la CODECO, conjuguée à l’incapacité flagrante du régime de Kinshasa à y mettre un terme, ne saurait être tolérée plus longtemps ».
Il estime que « des vies continuent d’être fauchées dans l’indifférence coupable d’un régime défaillant ».
Le mouvement politico-militaire élargit également ses critiques à la situation sécuritaire dans la capitale, évoquant « l’impuissance à endiguer les milices urbaines qui sévissent à Kinshasa, où enlèvements et assassinats à l’arme blanche se produisent en plein jour », y voyant le signe d’« un État en profonde déliquescence ».
Lawrence Kanyuka assure par ailleurs que l’AFC/M23 se tient « résolument aux côtés du peuple congolais » et dit vouloir œuvrer pour que les populations vivant dans les zones sous contrôle du gouvernement puissent « retrouver la paix, la sécurité et la dignité ».
Selon un communiqué des FARDC en province de l’Ituri, au moins 43 civils ont été tués, tandis que 44 habitations, un camion-benne et cinq motos ont été incendiés ou endommagés. Les forces armées ont qualifié ces actes de « barbares » et annoncé un renforcement immédiat des mesures sécuritaires ainsi qu’une intensification des opérations ciblées contre les réseaux ADF.
L’armée appelle également la population à la vigilance et à collaborer avec les services de sécurité afin de faciliter la traque des assaillants et prévenir de nouvelles incursions meurtrières.
L’attaque de Bafwakoa, qui a fait au moins 43 morts civils à Mambasa, illustre la persistance de la menace ADF en Ituri malgré les opérations militaires en cours.
Entre dénonciations politiques et réponses sécuritaires des FARDC, ce massacre rappelle l’ampleur du défi de protection des civils dans l’est de la RDC, où les ADF ont intensifié ces derniers jours leurs massacres contre les populations.

