Après près de deux ans de lutte acharnée, la République démocratique du Congo a officiellement déclaré la fin de l’épidémie de Mpox comme urgence nationale.
Le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, a salué la mobilisation historique du gouvernement et de ses partenaires pour protéger la population.
Depuis le début de l’épidémie, plus de 124 000 cas de Mpox ont été recensés. Grâce à une stratégie nationale rigoureuse, les cas hebdomadaires sont passés de 2 400 en début 2025 à seulement 170 aujourd’hui. Plus de 1,5 million de personnes ont été vaccinées, fruit d’un effort collectif impliquant l’ensemble des acteurs de la santé et des communautés locales.
« Ce résultat est le fruit d’un travail collectif mené avec méthode, autour d’un principe simple : un seul plan, une seule coordination », a déclaré Samuel Roger Kamba lors de la cérémonie officielle.
La riposte a combiné renforcement de la surveillance, décentralisation du diagnostic, vaccination massive et mobilisation nationale.
Malgré cette avancée majeure, les autorités congolaises appellent à maintenir la vigilance pour consolider les acquis et renforcer durablement la souveraineté sanitaire du pays.
Les experts insistent sur l’importance de ne pas relâcher les mesures de surveillance et de continuer à sensibiliser les populations.
« La RDC peut se réjouir de cette étape importante, mais l’alerte reste maintenue. La sécurité sanitaire demeure une priorité nationale », a souligné le ministre.
La fin de l’épidémie de Mpox marque une victoire historique pour la santé publique en RDC. Elle témoigne de l’efficacité d’une approche coordonnée et participative, qui pourrait servir de modèle pour la gestion d’autres urgences sanitaires dans le pays et la région.
Kethia RUGAMIKA

