Le porte-parole des FARDC en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, affirme que le chef rebelle Thomas Lubanga serait en train d’organiser la fuite de ses proches en les orientant vers l’obtention du statut de réfugié.
Dans une sortie médiatique diffusée ce lundi 30 mars 2026, l’officier militaire indique que le leader de la CRP serait conscient d’une arrestation imminente.
« Il sait qu’il sera arrêté. C’est pourquoi il envoie ses proches se faire enregistrer comme réfugiés afin d’échapper à la justice », a-t-il déclaré.
Selon lui, plusieurs personnes liées à ce mouvement armé chercheraient actuellement à obtenir des cartes de réfugiés dans différents centres, dans le but de se soustraire aux poursuites. Une stratégie que les FARDC disent suivre de près.
Par ailleurs, le lieutenant Ngongo salue l’attitude de certaines communautés locales, notamment celles des territoires de Djugu, Mahagi, Irumu, Mambasa et Aru, qu’il félicite pour leur collaboration avec les forces de sécurité.
Il affirme que de plus en plus de civils prennent leurs distances avec les groupes armés et contribuent à dénoncer leurs activités.
« La population commence à se désolidariser. C’est un signal fort qui montre que ces groupes n’ont plus d’emprise réelle sur les communautés », a-t-il souligné.
L’armée encourage ainsi la population à poursuivre cette dynamique de dénonciation, tout en réitérant son engagement à restaurer la paix et la sécurité dans la province de l’Ituri.

