Le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, s’est exprimé sur le débat relatif à une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo. L’autorité morale de l’AFDC-A estime que la priorité devrait être accordée à l’application des textes existants.
Dans une conférence de presse animée au siège de l’AFDC le 4 mars à Kinshasa, il a souligné que la problématique nationale ne réside pas dans le contenu de la Constitution.
« Je pense qu’il ne faut pas être hypocrite. Quand on aime son pays, quand on aime son chef, on lui dit la vérité. Le pays n’a pas un problème de textes, le pays a un problème. Ils doivent appliquer et se conformer aux textes qui existent », a-t-il déclaré.
Réagissant aux arguments avancés par certains acteurs en faveur d’un changement constitutionnel, le sénateur a également mis en doute la pertinence de certaines justifications.
« Il ne suffit pas de bénéficier de la caméra ou d’un micro d’un journaliste, puis de commencer à dire : “Voilà, la Constitution ne peut pas dépasser 17 ans.” Ça, c’est tiré de quelle théorie scientifique ? » s’interroge t-il.
Il a par ailleurs plaidé pour un débat structuré autour de la question constitutionnelle.
« Ceux qui ont des préoccupations qui concernent la Constitution, qu’ils viennent, qu’on se mette autour d’une table et qu’on en parle » insiste t-il.
Le président Félix Tshisekedi s’est déjà prononcé, lors de précédentes tournées à l’intérieur du pays, en faveur d’une relecture de la Constitution.
Le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle demeure ainsi au cœur de l’actualité politique congolaise.
Plusieurs acteurs de l’opposition ont désavoué cette démarche, la jugeant inopportune.

